‹ Debora (volume 2)Chapitre 10 sur 10 · II · texte numérisé non relu

II

Gédéon voulut essayer quelques paroles de justification; mais les cris et les huées des défricheurs couvrirent la voix du jeune isra élite qui, repoussé de tous, se trouva bientôt seul , errant au désert, comme Gain marqué au front du doigt de Dieu.

Dans le kiosque, Debora rouvrait péniblement ses yeux h la lumière; elle se leva comme une agonissante, en s'aidant des lames de ta persienne, et jeta des regards tristes du côté du lac.

Le paysage était d'une mélancolie profonde; il n'y avait plus de chant, plus de cris, plus de grâce, plus d'amour.Vie éteinte partout.

Un rayon de soleil sortit de la crevasse d'un nuage d'hiver, ëclaira dans le lointain une bruyère hérissée de jeunes cyprès et de saules, et Debora reconnut très distinctement la troupe des défricheurs, et son chef superbe qui marchait le premier en déployant sa ceinture rouge comme Moïse, au désert, guidant les Hébreux vers les champs promis.

Ce fut Debora qui fit en elle-même cette comparaison de Moïse ; et elle en retira une sorte de soulagement; si toutefois quelque chose peut adoucir de si grandes douleurs.

FIN DU nnUXIÉMî' VOLUME.

DcM chapitres tin denxièinc^;folHiMC.

Cimp. I. — Noël

— II. — Le Tribunal délia Comarca

— 1 II. — La bénédiction de» chevaux

— IV. — Le cachot

— V. — Palazzo Talormi. . .

— VI. — Un mandat sur Torlonia

— VII. — En chaise de poste. .

— VIII, — Le bagne de Termini.

— IX. — La Sacra Consulta. .

— X. — Le départ

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FHt DB LA TABLE DU DEUXIEME VOLUMK.

Fouiainebieau, ii»p. *ie t. Jaciium.

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