CONCLUSIONS
#20 1e mécanisme de la pénétration de ces débris, qu'il s'agisse de gâteaux vestimentaires ou de simples fibrilles, est toujours régi par la même loi, à savoir que se les balles chargent et transportent sur leur face anté- rieure les particules d’étoffe qu’elles ont découpées ou arrachées. E
Celles-ci conservent sur la face avant du projectile qui progresse la disposition qu’elles avaient auparavant, la première étoffe traversée étant au contact de la 2 balle, les suivantes s’étageant successivement sur elle.
LE 3° Ces dispositions sont d'autant plus nettes que les tissus, d’après la texture de leur trame et de leur chaine, se découpent plus facilement, et que les projectiles sont
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plus aplatis. Il est vraisemblable que des balles pointues et très allongées qui entrainent des éloffes dans la profondeur ont préalablement basculé.
4° Saisissant ainsi le mécanisme de pénétration de ces débris, on peut expliquer de quelle façon les empreintes de la première étofte traversée s’observent sur une balle de plomb nu, trouvée dans l'organisme.
5° Au point de vue médico-légal ces notions expérimentales sont intéressantes et nous paraissent susceptibles d'applications pratiques ; en effet, la présence de fibres dans les plaies par armes à feu pourra permettre de faire un diagnostic précis de l'entrée et de la sortie dans des cas douteux, d'indiquer les vêtements qui ont été traversés par un projectile, et de montrer quel était le plus superficiel, lorsqu'une empreinte est laissée sur la balle.
La recherche de ces débris est d’ailleurs difficile, en raison de leur peu d’abondance, et peul nécessiter une dissociation des hématomes, des tissus, ainsi que des examens histologiques répétés.
Vu, le Doyen, Vu le Président, H. ROGER. BALTHAZARD, Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l’Académie de Paris