‹ DeburauChapitre 14 sur 27 · LE JEUNE HOMME · texte numérisé non relu

LE JEUNE HOMME

Ah! Madame, des mots ne sauraient exprimer Le plaisir que j’éprouve à vous connaître enfin | Ne me refusez pas le droit de vous aimer...

Laissez-moi respirer un peu votre parfum |

Je dépose à vos pieds mon amour et ma vie.

Acceptez-en l’hommage et soyez-en ravie

Si vous ne voulez pas à l’instant que je meute! De paraître stupide à vos yeux j’ai bien peur, Pourtant, je vous en prie,

Ne soyez pas sévère.

Hélas ! Les mots d’amour ont tellement servi

Qu'il semble que ce soit un peu du bavardage

De toujoufs répéter les mêmes — c’est dommage...

Et j'en voudrais trouver de nouveaux pour vous plaire | On dit toujours : « Je t’aime » ou bien «Vous êtes belle ». Ce sont toujours les mêmes mots...

MARIE DUPLESSIS

Mais non, les mots d’amour semblent toujours nouveaux Lorsqu’ils sont prononcés par une voix nouvelle.

Oh! Ne cherchez donc pas de choses qui soient bien. Dites ce qui vous vient.

Et s’il ne vous vient rien — eh! bien ne dites rien.

Je sais que vous m’aimez — alors, je sais donc tout. Vos yeux sont éloquents.. laissez-les… taisez-vous.

Ils savent mieux que vous me dire vos secrets.

Je les comprends très bien en ce moment. Merci.

Quoi ?

Oui, moi Aussi.

Très.

Non. Non. Mais non.

Parce qu’il n’y a pas de rideaux aux fenêtres.

Hum... oui, peut-être.

Oui, nous verrons.

Beaucoup...

Laissez-moi regarder vos yeux — ils sont très doux, Même si. vous pensez

Que c’est très indiscret,

Laissez-moi regarder vos grands yeux de tout près. C’est aussi mon avis —

On ne regarde pas assez

Les choses dans la vie.

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