DORE NN EE L
J'estime, moi, que mon devoir
Est de faire, ce soir, je le répète, un geste. Or, Deburau, je trouve,
Oui, je trouve sincèrement
Que tes appointements
Sont un peu trop modestes.
LAURENT Il est fou ?
EABOMEUR Que dit-il ?
MONSIEUR BERTRAND Deburau, je t’augmente !
FAPLACGE Il augmente un artiste?
FABOVEÆEUR Allons donc!
LAURENT
Tu plaisantes ?
MONSIEUR BERTRAND Je ne plaisante pas — j’augmente Deburau !
(A Paboyeur.)
Va chercher son contrat. Il est sur mon bureau.
LAURENT Ah! Par exemple !
LAPLACE Il est très fort |
EAURENT C’est du chantage |
D EBURAU à Robillard
S'il croit me faire aimer comme ça davantage | (L’aboyeur remet à Bertrand le contrat qw’il est allé chercher. )
ROBILERD Il à pourtant le droit...
D EB'U RU Pas d’être maladroit | Devant eux — pour quoi faire? Etait-ce bien la peine.
MONSTEUR BERTPRAND Tu gagnais jusqu'ici trente frafics par semaine. C'était déjà très beau, Et pourtant, d’un seul coup, Jean-Gaspard Deburau, Désormais ta semaine augmente de cent sous !
DEBURAU , Merci, mon cher patron.
L'AUR ENT Par-semaine ? sf LABO NIEELR:
Il est saoul !
GIFASREA
Ah! Voilà ce que c’est, mon vieux, la renommée.
MONSIEUR BERTRAND Et demain je commande une affiche imprimée !
L’'ABOYEUR C’est la première fois depuis vingt ans, mon cher. LAURENT C’est fou ! - JUSTINE C’est insensé !
ROBTIRENRE
C’est superbe !
MONSIEUR BERTRAND
(est cher:
D'EÉBURAUU Hein ? La presse, mon vieux, tu vois son influence | ROBLIELARD
Eh! Oui! Tu penses Au bien qu’elle te fait ?
Oui, bien sûr... mais je pense Au mal qu’elle peut faire également...
Quel mal ?
DEBURAU On n’a jamais parlé de toi dans un journal ?
ROBILIEARD Oh! Non, jamais.
Tu comprendrais.
Ce soir elle m’augmente, elle est la bienvenue. Mais vois-tu qu’un beau jour elle me diminue?
(Depuis un instant, Clara est partie avec Monsieur Bertrand, | tandis que Laurent et Laplace ont emmené Justine. I] n’y a donc plus en scène que Deburau, Robillard, la caissière et l’aboyeur, lorsqu'un journaliste se présente.)
DE:B UR AU Quand je serai mauvais.
ROBILLARD Toi, mauvais ?
DE BRU Je suppose...
| L’'ABOYEUR au journaliste
Ah! Monsieur Deburau ?.…. C’est le grand, là, qui cause. LEO URNALTISRE Merci. Je peux ?
L’'ABOYEUR Allez.
N'ayez pas peur.
Allez.