‹ Début monoplégique des formes chroniques d'encéphalite épidémiqueChapitre 17 sur 20 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Le diagnostic d’encéphalite épidémique chronique étant fait, quel est le traitement logique qu'il convient d'appliquer sans tarder?

Ce serait évidemment un traitement étiologique, mais le virus encéphalitique n'étant pas encore connu, il est impossible de l'appliquer. D'autre part, nous savons que l'encéphalite épidémique chronique n'est pas réellement une séquelle, mais une maladie infectieuse toujours en évolution. S'il n’y a pas lieu de proposer l’abcès de fixation qui doit être réservé aux formes aiguës, il est naturel de faire un traitement antiinfectieux et celui-ci devra être prolongé sous forme d’urolropine en injections intraveineuses et intramusculaires et sous forme de saïicylate de soude en injections Intraveineuses. Il faut reprendre cette médication de temps à autre ; elle a donné quelquefois des améliorations. Ce traitement doit être poursuivi pendant des années, au même litre que celui d’une syphilis. On peut faire des séries de vingt injections de 1 à 2 grammes par jour de salicylate de soude en solution glucosée. On à proposé également la quinine. Le résultat de toutes ces médications non spécifiques est en général décevant.

RDS

En l'absence d’un traitement étiologique inexistant, il est indispensable d'entreprendre un traitement pallatif qui, pour n'être que symptomatique, permettra bien souvent d'atténuer les mamifestations les plus pénibles de l’encéphalite épidémique chronique dont on ne guérit pas.

La chronicité et l'évolution progressive ne doivent pas empêcher le médecin d’être utile à son malade, car bien traité, celui-ci mène une vie beaucoup plus supportable que s'il était abandonné à son sort.

Les dérivés de la jusquiame, ayant une action élective sur le syslème extrapyramidal, agissent sur le tonus musculaire et produisent une détente dans huit dixièmes des cas d’une durée de quelques heures seulement, il faudra donc les prescrire à doses fractionnées et répétées. Il est préférable de donner ces médicaments par la bouche. Les alcaloïdes de la jusquiame employés sont :

Surtout l’Ayoscine, qui peut se prendre à la dose moyenne de 1 milligramme par jour, et encore l'hyosciamine et la scopolamine, aux mêmes doses.

On peut prescrire : pilules d'hyoscine de 1/4 de milligramme, trois par jour el jusqu'à quatre par jour.

Onze jours sur quatorze par exemple, et cela pendant des années : 1l n'y a pas d'accumulation n1 d’accoutumance.

La scopolamine ou l'hyoscine peuvent se combiner à la morphine : c’est le Sédol qui se fait en piqüres et qu’il faut employer à la période terminale seulement.

Le Sédol contient 1 milligramme de scopolamine et

1 centigramme de morphine par ampoule.

: À L'ÉÈR <

Page 1