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Les accidents ou les incidents qui peuvent survenir
au cours d’un tel traitement sont :
. Des troubles visuels légers, avec dilatation de la pupille et fixilé du regard — ceci est presque constant ; de plus, de la sécheresse de la bouche et aussi des troubles psychiques avec délire et des vertiges.
Il vaut mieux ne pas utiliser l’afropine, qui est peu maniable.
Le Datura stramonium est l'un des sédatifs antispasmodiques les plus actifs, c'est lui qui a le moins d'inconvénients : on peut donc dire que c’est le meilleur médicament.
Il faut donner au début les plus fortes doses que le malade peut supporter : a gr. 50 à 1 gr. 5o et même 2 grammes par jour par pilule {ou par cachet) de o gr. 10 de poudre de feuille de stramoine toutes les heures ou toutes les deux heures.
Lorsque le malade est redevenu souple, on diminue la dose pour la maintenir de o gr. 30 à o gr. 80 par jour selon l'effet obtenu ; une bonne dose d'entretien est celle de o gr. 50 pro die en pilules de o gr. 05 ou O gr. 10.
On peut aussi prescrire dessuppositoires avec poudre de feuille de datura o gr. 20 cuogr.50 : Aà8 par jour.
Le dalura doit être pris tous les jours et cela sans danger d’intolérance ou d'intoxication si le malade ne se laisse pas constiper.
Les accidents possibles se bornent à des troubles gastro-intestinaux, rares d’ailleurs : 1l suffit alors de supprimer quelques jours le datura pour le reprendre ensuite à dose forte puis à dose d'entretien. Une
bonne façon de procéder consiste à alterner le datura et l’hyoscine.
Pour combattre les douleurs, les tremblements, l'émotivité anxieuse, on peut avoir recours à une médication banale et prescrire des produits tels que le gardénal, le luminal, le soneryl, l’allonal, le médinal, etc., par exemple, faire prendre un comprimé de 0 gr. 05 de gardénal le matin, un autre à 4 heures, puis le soir avant le coucher un: comprimé de soneryl, où d'allonal ou de médinal, ou encore Joindre à chaque pilule de datura 1 centigramme de gardénal.
Toujours contre les douleurs et pour interrompre les hypnotiques précédents on pourra formuler des cachets d’hypnal (chloral-antipyrine) de o gr. 50, 2 à 4 par Jour.
Ou donner du bromure, sous forme si l’on veut de broméine {bromure + codéine) en sirop ou en pilules.
On prescrira même parfois la strychnine bien que cela puisse paraître paradoxal : elle convient surtout aux formes périphériques.
Enfin, lorsque le malade affaibli, fatigué, aura besoin d'être remonté il sera bon de lui donner des arseni- Caux, soit en injection (acétylarsan, novarsénobenzol, etc.), soit par la bouche (Lreparsol et granules d'autres arsénieux que l’on peut incorporer au datura) dans une formule telle que celle qui suit :
Poudre de feuille de stramoine . . ro Cgr.
Gârdénal 2262 MISERERE 1e ATTHÉNAL SR Re 2
pour une pilule à raison de 5 à ro par Jour.
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Contre l’hypertonie et la rigidité on a prescrit avec succès l’arsylène glucosé en injections intraveineuses de 0,20 (5 cc.) à raison de 3 par semaines ; on fait des séries de 15 injections. Ce traitement ne comporte pas de contre indications.
Les troubles vaso-moteurs qui provoquent des hyperthermies localisées, pénibles et agaçantes sont améliorés par l’adrénaline {1 milligramme d'adrénaline par Jour) et les vaso-constricteurs.
Les agents physiques seront surtout conseillés contre les douleurs, on pourra essayer :
Les rayons ultra-violets à dose érythémaleuse et la diathermie.
Les bains chauds et les douches, à la condition d’être tièdes et sans jet, calment l'irritabilité et l'anxiété des Parkinsoniens.
Enfin, si les malades ont les moyens de faire une saison dans une station thermale, c’est à Lamalou que l’on peut leur conseiller d'aller.
Telle est la façon, aujourd’hui courante, de soigner ceux qui sont atteints d'encéphalite épidémique chronique, mais nous dirons un mot des nouvelles méthodes de traitement qui sont à l’étude : MM. Clovis Vincent et Krebs ont essayé différents vaccins vaccineurine et T. A. B. provoquent des réactions fortes, mais sans danger), associés aux injections invravelneuse d’iodure de sodium. Ces auteurs ont constaté
« l'apparence de la guérison dans les deux tiers des cas de névraxites à évolution subaiguë ».
Netter a recours aux injections de pus aseptique obtenu chez des animaux ayant reçu de l’essence de
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térébenthine sous la peau : il ne se produit ni choc n1 lempérature, mais quelquefois une éruption sérique,
Sicard, Wallich, Haguenau, ont employé la pyréthothérapie sous forme d'injections intraveineuses de vaccin chancrelleux.
Il est évident que ces diverses méthodes sont surtout applicables à la phase aiguë de l'encéphalite épidémique, mais, lorsque celle-ci passe inaperçue, peut-être donneraient-elle encore quelques résultats au début de la phase chronique.
Par. contre, deux médicaments tout récemment étudiés semblent avoir un certain avenir dans le traitement de l'encéphalite épidémique chronique. La Banistérine. d’abord, tirée d'une liane des forêls de la haute Amazone à été expérimentée par MM. E. Perrot et Raymond Hamet à Paris, par Lewin à Berlin : d’après ceux-ci la banistérine crée le bien-être, facilite les mouvements automatiques et volontaires : les phénomènes de blocage, la roue dentée disparaissent ; les malades peuvent marcher, s'habiller, se coiffer, s'alimenter beaucoup plus aisément; la maslicalion, la déglutition, la parole, l'écriture, sont améliorées ; le flux salivaire se tarit. Point tout particulièrement intéressant, cette action existe même chez les malades qui sont rebelles à celle de l'hyoscine. On peut aussi associer ces deux médicaments. La banistérine se prescrit en injections souscutanées à la dose de o gr. 02 el sous forme de chlorhydrate de banistérine en solution à 2 pour 100. Mais il est très difficile d'extraire ce Corps, aussi les chimistes allemands ont tiré du Peganum Harmala, plante qui pousse dans les steppes de l’Asie occidentale, un
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ET OR alcaloïde très voisin l’Harmine qui, en solution à 2 pour 100 de chlorhydrate d’harmine en injection sous-cutanée, donne les mêmes résultats en ce qui concerne la diminution de la rigidité et la facilité des mouvements : leur libération déclenche même des kinésies paradoxales.
Quoi qu'il en soit, il s’agit là de médicaments trop récen{s pour que l'on puisse se faire une idée exacte de leur valeur. Il nous a cependant paru intéressant de les signaler bien qu'ils ne soient pas entrés dans la pratique courante.
Enfin lorsque nous aurons à soigner un malade atteint d'encéphalite épidémique chronique nous n’oublierons pas de lui faire une très utile psychothérapie, car, par la persuasion, et surtout par la confiance que donne l'efficacité de la médication, nous lui rendrons un moral meilleur, un caractère moins désagréable pour son entourage, et parfois même l'illusion de la guérison définitive.
N'est-ce pas déjà un magnifique résultat que de voir les symptômes les plus pénibles, les douleurs, la raideur, ete.., s'atténuer, grâce à l'administration quotdienne de médicaments tels que l'hyoscine ou le datura, qui pourront maintenir ces malades dans l’espérance d’une amélioration durable.