LE COMMIS VOYAGEUR
CONTE
Un jeune commerçant travaillait chez autrui,
Et, par convention entre son maître et lui,
Avait droit à moitié dans tous les bénéfices.
On le fait voyager; il part : et, pour prémices.
Bientôt, tout chargé d'or, il rentre à la maison.
Les profits sont comptés... Quand soudain, sans raison,
Le patron sur un rien le chicane et s'emporte,
Trouve les calculs faux et sa moitié moins forte.
Dit ceci, puis cela, mot le commis à bout.
Celui-ci répondit, quand on eut réglé tout :
i3a CONTES.
«Puisque \ous désirez que, sans désavantage, '■ Par moitié très-exacte , avec vous je partage ^ Les produits d'un trafic par fois bien hasardeux, « Recevez ce soufflet, car j'en ai reçu deux. »