LA RENAISSANCE
Son maître ingénieux avant cet heureux jour, Elle confond encoi'e, en son humeur légère, Le luth d'Anacréon et la lyre d'Homère ; Célèbre , sans chaleur , la gloire et ses appas , Et semble soupirer l'hymne des fiers combats.
Mais, quelchantgracieux, enfant d'un doux génie, Vient imposer silence à ma faible harmonie ? Entrelaçons le myrte aux palmes d'Apollon ! C'est la voix de Marot qui, vainqueur de Villon, Plus naïf en son toiu", plus chaste en sa finesse, Peint de son tendre cœur la joie ou la tristesse. Partageant ou perdant la faveur des amours , Il est servi par eux ou ti'ahi : mais toujours Dans ses plus grands revers il est aimé des Grâces. Disciple de Marot , Saint-GelaisgBuit ses traces.