‹ Débuts d'un évêque missionnaireChapitre 8 sur 12 · RETRAITE · texte numérisé non relu

RETRAITE

Monseigneur donne ensuite la bénédiction du Très Saint Sacrement ai rentre à la mission. Nos it pas de le von-, de l'entendre. El lui, laissant déborder son cœur, parle familièrement avec tout un chacun comme jadis aux beaux jouis de sa vie de missionnaire. Sa Grandeur an- Qonce qu'elle prêchera Elle-même la retraite de huit jours aux sauvages, du 12 au 1(.) mars. La joie et le bonheur •!<• ces pauvres gens éclatent de partout . IU n'osaient tant espérer !

Que cette joie el ce bonheur -oient pour tous une efficace et salutaire impulsion au bien ! Que le Bon Maître daigne lui-même exciter el fortifier tous les cœurs! Daigne-t-i] aussi accorder à Sa Grandeur, en retour de ses peines, d< travaux, de l'amour

qu'EUe portée toutes ces âmes, la grâce de les conduire " \<l Jesum I Vr Maiiam".

Rév. Père Turquetil, 0. M. I..

M issionnaire au I »ac < laribou.

Traduction de l'adre e en langue "Cv\>i'" n\ Bentéc au i loi h des Métis el <l< \s Sauvages :

\ Notre Grand Chef

de la prière que uous aimons.

Il nous Bemble que c'est un grand jour de f aujourd'hui dans notre pays ici au l'as en te voyant venir à nous. Monseigneur, tHani revêtu de la Gi

deur de (Ira ml Chef de ht prière. Depuis longtemps nous entendions dire qu'on voulait te faire Grand Chef de la prière, dans ce pays du Nord. C'est pourquoi nous étions dans l'ennui de te voir arriver bientôt dans uotre pays. Enfin, aujourd'hui il arrive que nous te voyons. Vraiment nous nous réjouissons et nous remercions (sommes reconnaissants).

Autrefois tu nous as bien traités pendant que tu étais prêtre. Tu as eu bien soin de nos âmes. Bien des fois tu as souffert beaucoup pour venir nous visiter. Bien des fois aussi tu nous as enseigné la bonne nouvelle (bonne conduite). Maintenant tu consens encore à venir prendre soin de nos âmes ! Vraiment, nous te remercions de tout cœur.

Jadis, nous t'avons respecté, à plus forte raison, maintenant que tu es évoque, nous allons te regarder comme notre premier père.

A présent plaise à Dieu que tous tes enfants, les métis qui sont ici t'affectionnent et te soient obéissants. Nous supplions le Grand Esprit pour qu'il te donne une longue vie et que tu puisses diriger nos âmes sur cette terre de manière à les faire parvenir à la vie éternelle. Réellement du fond du cœur, nous nous réjouissons de te revoir sur cette terre, et nous remercions Celui qui donne la vie, d'avoir permis de nous rencontrer tous en ce jour.

Tels sont les sentiments de tous les catholiques qui se trouvent eu ce moment au Pas.

Louison MARSOLAIS

I <e1 tre ad à M -1 ( Iharlebois par les i

de sa mission de < îumberiand.

( Traduction I

Les métis de l'Ile d' Epinette I ( lumberlan : écrivant au Grand Chef de la Prière, M -'■' Charie-

Grandement noua nous réjouissona toua en entendant dire que l'on veut te faire Grand Chef de la Prière. Tou i et chacun rendons di - act i< à o tte gi ande nouvelle. N< >ua aj beaucoup les Boins Bpirituela que tu nous procur< pour notre bonheur. En autant que noua le p rona non- allons prier pour toi. Nous allons commander des prièrea (la 1 dans notre

au jour où on te fera ( • rand ( !h< f de la I *i et tous .'il' >ra n< >u eni rerons dans l'i'gl pour toi. Nous désirons fortement te voir d notre pays lorsque nous irons prier pendant la nuit 1 messe <!•■ minuit ! . I laise à I neu qu'il rive

ainsi ! Al< »r nous n'é] 1 n pour te - kluer

romme il faut T< >us tant que non jour, noua t 'aimons pour le bien que tu n<

I v nouveau tu \< u\ bien I soin de nous. N' ma l 'en remerci* n nous avon du cœur. V< > i 1 à pourquoi en < non

Suivent

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