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Quant à l’origine de l'imprimerie en Amérique, nous sommes encore vis-à-vis de disputes entre écrivains. Isaiah Thomas, dans son History of Printing in America, tome IT, page 510 ;: Brunet dans son Manuel du Libraire et de l'amateur de livres, tome IL, page 504 ; et Horne dans son Zutroduc'ion to the Study of Bibliography, tome I, page 506, regardent comme le plus ancien livre qui ait été imprimé en Amérique le Vocabularia en lengua Custellana y Mexicana du R. P. de Molina, publié à Mexico, en 1555.
Fac-similé de 14 satire de Holbein
Mais s’il faut en croire un extrait du Theatro ecclesiastico de las Indias Occidentales, par G.-E. Gonzales de Avila, Thomas, Brunet et Horne seraient dans l'erreur,
que, criq in nuel age y of > le e le
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Alde L’Ancien,
Paul Manus.
et plusieurs autres après eux,
Nous lisons, en effet, à la page 23 du tome I dece
t ouvrage, la note suivante :
“En 1522, le vice-roi D. Juan de Mendoc l'imprimerie à Mexico. Le premier imprimeur fut Jean Pablos, et le premier ouvrage qu'il publia fut L’Eschele Céleste, de Fr.-J ean Climaque, qui fut traduit
en Espagnol par Fr. Juan de la Melenda, religieux dominicain,”
a introduisit
Le premier ouvrage imprimé donc cette Z:
Pablos.
en Amérique serait ‘hele Céleste, et le premier imprimeur Jean
La première ville des Etats-Unis où l'imprimerie fut établie est Cambridge, dans l'état de Massachusetts, et le premier imprimeur est Stephen Daye, Son premierné est une ‘rochure intitulée : The freeman’s Oath. Elle fut publiée en 1639, En 1649, Samuel Green, imprimait dans la même ville une p'aquette in-quarto de 44 Pages, et intitulée : A Plateform of Church Discipline,
Viennent ensuite par ordre chronologique : à Boston, John Foster, 1674 : aux environs de Philadelphie, William Bradford, en 1687 ; à Philadelphie, le même, en 1689 ; à New-York, le même qui avait quitté Philadelphie, en 1693 ; à New-London, Connecticut, Thomas Short, en 1709 : à Annapolis, Maryland, William Parks,
en 1726 , à Williamsburg, Virginie, le même qui avait quitté Annapolis, en 1729 ; à Charleston, Caroline du Sud, Eleazar Philips, en 1730 ; à Newport, Rhode- Island, James Franklin, frère de Benjamin Franklin, en 1732 ; à Woodbridge %ew-Jersey, Samuel Parker,
en 1762, etc.
Au Canada, si nous tenons compte de toutes les provinces qui forment aujourd'hui la Puissance, c'est à Halifax à qui revient l'honneur d’avoir été la pionnière de l'imprimerie. En effet, dès 1757, John Bushell imprimait un petit journal intitulé : The Halifax Gazette. Cette publication ne parut que quelques mois, mais fut de nouveau ressuscitée en 1160. Après la mort de Bushell, arrivée à l’automne de 1760, la publication en fut continuée en 1761, par Anthony Henry. Le tirage de cette gazette était de 75 exemplaires en 1765. En 1770, Henry changea le titre de son journal en celui de The Novu-Scotia Gazette, and the Weekly Chronicle. La Guzette cessa de paraitre vers
Le premier journal de Québec fut la Gazette de Québec, en 1764 ; et à Montréal, la Gazette de Montréal, en 1775. Le premier était publié par William Brown et Thomas Gilmore ; et le second, par Charles Berger et Fleury Mesplet,
La première brochure connue imprimée au Canade, est sortie de la presse de Bushell, à Halifax, en 1753, Elle est intitulée : Treaty, or, Articles of Peace and Friendship rencwed, betveen His Ercellency Peregrine Thomas Hopson, Esq. captain general and governor in Chief, in and over His Majesty's, Province of Nova Scotia or Acadie, ete, and Major Jean Baptiste Cope, Chief Sachem of the tribe of Mickmack Indians, etc, Cette plaquette n'a que quatre pages in-folio,
Signature de Brown et Gilmore,
L'introduction de l'imprimerie dans la province de Québec parait remonter à 1764, d'après la plupart des écrivains qui se sont occupés de la question, et qui s'accordent à dire que le premier imprimé est le numéro prospectus de la Gazette de Québec, publié ia 21 juin 1764, Cependant, M. Philéas Gagnon est d'opinion qu'il y a eu des imprimés canadiens avant cette date, D'après lui, il Y aurait eu au moins un atelier typoyra-
phique n Canada, quelque temps avant la cession. Deux mandements de Mgr de Pondbriaud, l’un du mois d'avril et l’autre du mois d'octobre 1759, ont apparemment été imprimés au pays.
“ D’après moi, écrit M. Gagnon, dans une note de son Essai de Bibliographie Canadienne, ces deux mandements ont été imprimés dans le pays : d’où il faudrait conclure qu’il y a eu ici une imprimerie avant celle de Brown & Gilmore, en 1764.
“ Chacun de ces mandements est imprimé sur une feuille volante, in-folio, de la dimension de 13 x 84 pouces.”
Le premier de ces mandements aurait été imprimé à Montréal, et le second, à Québec.
M. Gagnon a publié, au sujet de ces deux mandements —qui seraient les deux premiers nés de l’imprimerie canadienne,—des notes si intéressantes que je crois devoir les reproduire in extenso :
“ En novembre 1887, écrit-il dans l'ouvrage précité, j'avais le plaisir de passer une couple de jours en compagnie du vénérable et érudit curé Bois, à Maskinongé. Ce bon vieillard, si bien renseigné sur l’histoire du Canada, me permit de feuilleter ses cahiers de notes manuscrites, recueillies depuis un grand nombre d’an-
nées. Ce fut d la première fois ments des évèqu conquête, Québec, et qui lui avait été
ans l’un de ces cahiers que je vis pour , qu'on avait imprimé quelques mandees de Québec, en ce Pays, avant la sur une presse que possédait l'évêque de donnée par le roi de France.
“ Quelques semaines plus tar nombreuses recherches, je découvris enfin l'existence des deux mandements dont je viens de parler. Jusqu'à preuve du contraire, je crois pouvoir aflirmer que l’impression de ces pièces fut faite ici, au pays, aux dates
mentionnées, En effet, pourquoi ces mandements auraicnt-ils été imprimés après coup ?
d, après avoir fait de
“Ilest vrai que cette assertion—qu'il y aurait eu ici une imprimerie avant celle de Brown et Gilmore, en 1764— dérange un peu les données admises jusqu’à ce jour, sur l’origine de l'imprimerie en ce Pays ; mais je ne Vois pas pourquoi l’on aurait pas pu se tromper sur ce sujet comme sur bien d’autres. On a bien cru jusqu’à il y a un certain nombre d'années, que le Mehiro Iriniui du Père Labrosse, imprimé à Québec en 1767, était le premier volume imprimé au Canada, néan-
moins nous en connaissons plusieurs autres qui le précèdent,