Juzurex. La blennorragie
ER modernes, à vous qui embrassez le parti d’un lâche suborneur, je ne ferai pas l’aumône d’une réponse, moins encore d’une discussion, vous êtes aussi lâches et vils que celui que vous soutenez !
Pour cette seule action qui nous occupe, je salue la mémoire du D' Procey avec tout le respect ému, toute l’admiration ardente que l’on doit à l’homme capable de risquer sa vie pour ses convictions. Lo ÉT Die
Qui osera blâmer ce médecin d’avoir empêché le plus odieux des abus de confiance ; fût-ce au péril de sa vie ? Tous les jours dans notre profession, on la risque celte vie, pour des causes moins dignes, dans des conditions moins remarquables. Du reste, dans les deux cas de JuneL-RéNoy, le D' JuLLIEN fait remarquer que par crainte du scandale, les intéressés n'osèrent attaquer le médecin devant les tribunaux.
Il est permis de le regretter, car un homme capable d’une telle énergie, osant fronder l'opinion de la masse, était de taille à défendre la sienne envers et contre tous, élant un des rares qui ne pensent pas qu'il faille « hurler avec les loups ». |
Il faut aussi reconnaître que le médecin professant de telles idées devrait en prévenir ses clients... ce qui ne laisserait pas que d’en réduire le nombre.
C'est peut-être, c’est mème certainement vrai, mais cela aurait du moins l’avantage de nous relever aux yeux d’un public assez disposé à nous juger d’autant plus mal, qu’il exige de nous de plus basses compromissions.
La clientèle fait du médecin, à son gré son confident.
EU Rat
parfois son ami, souvent son domestique ; il ps tient qu’à nous de lui faire voir qu’elle se trompe en en voulant faire son complice.
En pareille matière, lorsqu'on veut convaincre on ne cite jamais trop d'exemples, aussi m’excusera-t-on d’en appeler encore ici à l'opinion courageuse du D' Gaivr, qui ne craignit pas d'écrire dans la Gazette des Hôpitaux : « Qu'un de mes clients rongé par une de ces syphilis constitutionnelles qui résistent à tout traitement, ne craigne pas de solliciter la main d’une jeune fille pure et qui fait la joie de sa famille, que le père de cette jeune fille vienne avec confiance me demander s’il peut en toute sécurité la donner à l’homme qui va la souiller au premier contact et qui, pour toute consolation, lui laissera des enfants infectés de la maladie de leur père, devrons-nous répondre par un silence qui peut-être sera mal compris et nous rendra complice d’un mariage dont les fruits seront si déplorables ! Je ne le crois pas et, pour ma part je le déclare, jamais je ne me sentirai le courage d’obéir à la loi en pareille circonstance, ma conscience parlerait plus haut qu’elle et, sans hésiter, je dirais ; « Non, ne donnez pas votre fille à cet homme. » Je n’ajouterais pas un mot, j'aurais la prétention de n’avoir pas trahi mon secret, et si, par impossible, la peine prononcée par l’article 378 m'était appliquée pour ce fait, j'en appellerais à tous les pères de famille êt, la tête haute, je
plaindrais le tribunal qui se serait cru autorisé à me