‹ Déchéance Sociale et ÉducationChapitre 15 sur 28 · RAT AL · texte numérisé non relu

RAT AL

Peut s'adresser à nombre d'actes civils tels que, les signalements régimentaires où l’état de chaque homme est soigneusement détaillé,les renseignements dits confidentiels exigés pour les assurances sur la vie, et surtout la divulgation reconnue légale, des affections vénériennes dans certaines professions telles que la verrerie, dans un but de prophylaxie facile à comprendre (1). Là aussi, des individus mal intentionnés ne peuvent-ils s’accaparer des secrets révélés pour en tirer un parti infâme ?

Pour nous contraindre au secret, un auteur dont l’œuvre considérable fait encore après trente ans l’honneur des bibliothèques, n’a-t-il pas imaginé ce raisonnement au moins spécieux : « V’est-ce pas, dit-il, dans un intérêt public que la loi nous impose le secret ? Et quand cet intérêt nuirait à d’autres, fût-ce de plus considérables (2)?... »

Admirable,en vérité ! Cela peut se traduire plus simplement : la somme des infortunes privées constitue la

félicité publique ! :

C’est assez paradoxal et nous permet de supposer que l’auteur qui traça ces lignes oubliait ou ne partageait pas l’avis de CicÉRON, puisque l'illustre homme d'État romain, ce modèle de droiture d'âme et de jugement déclare dans le De Officiis : « Primum ut ne cui noceatar, deinde ut communi utilitati inserviatur. »

Il faut donc, pour lui,avant toute chose, ne léser aucun intérêt particulier, puis alors et seulement, servir

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