Brouaroez. Le mariage
ca 60
Seule, peut-être, la tuberculose, par la façon dont elle prépare le terrain chez l’enfant, est en mesure de rivaliser avec la syphilis , On ne conteste pas, je pense, le nombre colossal d'enfants qui, en dépit des médications suivies par leurs parents naissent contrefaits, idiots ou hydrocéphales, en tout cas, inéluctablement porteurs de stigmates qui, parfois inappréciables au moment de la naissance, n’attendent qu’une occasion propice pour se manifester. A force de soins on les fait vivre, végéter plutôt, soit, quelquefois de longues années; mais qu’une maladie, un accident quelconque surgissent, et l'on voit reparaître le bout de l'oreille de l’atavisme. ;
Maintenant que nous connaissons les suites, les complications à distance, la descendance pourrait-on dire, de la tuberculose, de. la syphilis, de la blennorragie, de tant d’autres groupes morbides, ne peut-on envisager avec autant d'horreur que pour l’épilepsie, l'avenir de ceux qui en sont frappés ! Les récidives virulentes de la syphilis après plus de vingt ans (1), pour être rares n’en sont pas moins certaines, et nous invitent à la prudence ; quant aux métrites, salpingites, infections puerpérales suivies de péritonites mortelles ou qui, traitées par le fer laissent défigurées et infirmes pour da vie les femmes qui réchappent, nous savons sous quel rôle prépondérant y joue le bacille de Neïsser qui fait en outre courir à l’enfant de si redoutables dangers.
Elles vous ramènent à chaque instant devant les yeux