Cu. Wesr. Maladies des femmes
« La Grèce, dit-il, craignait la fécondité. Elle ne voulait rien autre chose que fortifier le génie natif en portant au plus haut degré la vigueur de chaque lignée et son originalité propre. Elle visait — nullement au nombre — mais simplement au héros (1). »
Ce peuple producteur de merveilles s’est éteint comme tant d’autres, étouffé par ses voisins, brutes prolifiques et stupides. mais il a laissé sa trace, et nous gardons, après des siècles, de lui un souvenir impérissable. Quel peuple, quelle race peuvent espérer laisser autre chose ?
« Les empires ainsi que les hommes doivent croître, dépérir et s’éteindre », dit D'ALEMBERT.
Qui donc peut compter faire mieux et songer à s’assurer l’éternelle possession de son coin de terre ?
Le transformisme ne nous montre-t-il pas se succédant à travers les âges, d'innombrables êtres animés qui furent successivement les rois de la création et dont le premier, vague protozoaire, a lentement laissé la place à l’homme. Celui-ci ne saurait donc se croire le dernier terme de cette éternelle évolution.
Depuis longtemps déjà notre personne morale et physique se modifie de siècle en siècle : nous avons moins de dents, moins de muscles, moins de squelette, plus de nerfs et de masse encéphalique ; notre taille s’affine, notre stature se redresse, nous nous reconnaissons avec autant de peine dans l’homme des cavernes, ce singe, notre père, qu'en auront à se reconnaître dans nos restes nos arrière-petits-cousins. Ne sommes-nous pas tous