Déclaration du Parti
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rédigée et lue par MAURE
On nous excusera sans doute de ne point sacrifier à l'usage, qui consacre cette déclaration à une énumération des diverses conclusions du Congrès, offrant la sécheresse mais aussi la plénitude d’un programme.
Il nous est apparu qu'à la fin d’une lourde mais heureuse année électorale, et surtout en ce 50° anniversaire de notre fondation, Île mieux était de prendre conscience de nous-mêmes.
Les anniversaires sont propices aux rétrospectives et attirent invinciblement le jugement critique sur le destin des hommes ou'des institutions.
Le Parti Républicain Radical et Radical Socialiste est né il y a exactement un demi siècle, sous la forme et l'appellation qui sont les siennes aujourd’hui.
Nous sommes essentiellement, comme en 1901, un parti d'évolution et de progrès. Aucune hardiesse ne nous rebute dans la mesure où elle est raisonnable et possible. Nous savons que le bilan du 19° siècle, le premier siècle industrialiste et scientifique, faisait apparaitre l'insuffisance de l'individualisme libéral. Troprd'abas;"HDases sur un déchaînement d'égoisme, s'étaient greffés sur le tronc sain de la liberté. Son règne exclusif était périmé.
Au nom d'une majorité de prolétaires exclus arbitrairement du progrès par des structures juridiques inadaptées au nouveau cadre économique, le Socialisme faisait entendre une grande voix, qui avait cherché son expression tout au long du siècle.
C’est le moment où s’organisa notre Parti. Avec une rare lucidité, BOURGEOIS, PELLETAN, BUISSON, SARRAUT, saisirent intuitivement que la vérité était dans le compromis : ils s'accrochèrent désespérément à la liberté politique et à l'égalité des droits, tout en allant au devant des exigences de la Justice Sociale et fixérent ainsi notre doctrine volontiers empirique et rélormiste à mi-chemin entre un individualisme desséchant et un socialisme qui ne saurait vivre que par la perfection ou la terreur. La première n’est pas de ce monde, la deuxième nous l’en voulons bannir. Un état d'esprit était né. Il est toujours le nôtre aujourd'hui. I nous permet d'affirmer à tous une fois encore que LE PROGRES HUMAIN EST INFINI A CONDITION D'ETRE REALISE PAR ETAPES.
Ainsi se fixait notre formule qui n’a point varié depuis : LA RECHERCHE DU MAXIMUM DE PROGRES SOCIAL COMPA- TIBLE AVEC LE REEL, ET DANS LE RESPECT DE LA LIBERTE POUR TOUS. Nous avons su en tracer le chemin. Rappelez-vous nos grandes réformes :
La liberté syndicale, ies premiers sysiénies de retraites ouvrières et paysannes, les lois sur les accidents du travail, les assutances maladies, les assurances sociales. mais nous avons toujours évité l'excès même de la loi sociale qui ferait perdre à l'individu le sens de l'autonomie de son destin, Sécurité pour tous dans l'existence, certes mais pas par la spoliation systématique des meilleurs, de ceux qui inventent, travaillent où épargnent au profit des pires, cultivent la paresse et le gaspillage.
Nous redisons à tous que chacun doit d’abord compter sur luimême avant de compter sur l'Etat. C’est l'initiative et le sens de la responsabilité qui créent le citoyen économique, comme la liberté et la conscience créent le citoyen politique. L'un est inséparable de l'autre. Cette affirmation marque l'enrichissement apporté par la révolution de 1789 à la vieille conception du citoyen antique.
Hors de là, il n’y a qu’une civilisation vidée de tout contenu humain.
Mais ce concept impose des devoirs que nous regrettons d’avoir à rappeler en ce milieu de siècle. Qu'est-ce que la REPUBLIQUE ?
Un agglomérat, non de robots, mais de citoyens capables de résoudre eux-mêmes les problèmes que pose la vie en commun sur le plan intérieur et international, sans s’abandonner à la poigne d'autrui. Elle est à base de liberté, certes, mais suppose aussi le civisme, c’est-à-dire, l’acceptation volontaire des sacrifices nécessaires à la vie même de cette liberté. Civisme et liberté sont les deux faces d'une même médaille. Que la première disparaisse, et l'autre s'étiole bientôt. Les dictatures ne suppriment jamais les sacrilices, mais elles confisquent toujours la liberté.
Or, qu'on y prenne garde. Notre peuple est en pleine crise de civisme. Chacun veut recevoir de l'Etat, maïs nul ne veut lui apporter sa contribution. Nous lui demandons de plus en plus, cet nous voulons lui donner de moins en moins. Le mécontentement est général, il n'est pas cependant fondé pour tous. Tout le monde réclame des économies, mais sur le dos des autres. La revendication est devenue permanente. Nous voulons poursuivre et croyons pouvoir atteindre à la fois des buts contradictoires : nous sommes attachés à notre sécurité mais refusons les sacrifices que nous impose sa sauvegarde.
Les Français, se partagent aujourd'hui en trois catégories : les malins, les résignés, et les mendiants.
Ce « mea culpa » collectif était nécessaire : il indique l£ première étape du redressement républicain : UNE REFORME MORALE, pour reprendre la parole d'Edouard Herriot, celle-là même à laquelle faisait allusion à St-Gaudens, M. le Président de la République, lorsqu'il rappelait les vertus essentielles qui avaient été le support de la grandeur française, à l'époque où les citoyens de ce pays tenaient à Honneur de ne pas confier à l'Etat les charges que le devoir, la dignité ou les sentiments leur commandaient de supporter eux-mêmes.
Rendons-nous compte que cette perpétuelle requête adressée au Pouvoir, bouleverse les structures traditionnelles de l'Etat républicain. Celui-ci est obligé peu à peu de tout envahir, et de s'occuper de tout. Il est amené à con‘isquer, pour la redistribuer ensuite, une part de plus en plus grande du revenu national, Nous marchons vers une structure collective et il est clair que cette abdication de l'individu conduit fatalement à un régime totalitaire, où les personnes et les biens sont à la discrétion de l'Etat. Ce cadastre de Justice, qu'appellent tous les jours nos revendications collectives, se soldera immanquablement par la perte de la liberté.
Telles sont, nous semble-t-il, les données psychologiques du problème national.
Il nous reste à aborder la conjoncture.
Le Parti Radical Socialiste, prenant conscience de la gravité du moment et de l’imminence de diiliciles problèmes, s'est eliorcé d'élaborer UN PROGRAMME DE SALUT PUBLIC qu'il adresse aux républicains de ce pays, en dehors de toute considération partisane et s'est penché essentiellement sur les deux questions majeures : LA SECURITE, LA PROSPERITE.
4 CONGRES NATIONALE du PARTI RÉPUBLICAIN, RADICAL et RADICAL-
lenu à Lyon du 25 au 28 octobre 1951
Le Parti Radical Socialiste demeure fidèle à la SECURITE COLLECTIVE, destinée à mettre la force au service du droit et à assurer [a protection des faibles nos cucpération Vidilete "+ 0
I salue comme uno immmefise Lspéränce l'eincactie dont a tait preuve L'ORGANISATION DES NATIONS UNIES, lors de l'agression de l'impérialisme communiste en Corée. C'est la fremière fois que tous les peuples libres du monde se :ont portés sans délai au secours de l'un d'entre eux injustement attaqué. Est-il besoin de dire que ce précédent, qui restera historique, est le meilleur gage du maintien de la paix ?
Sa confiance en un avenir pacifique est renforcée! par le renversement en notre faveur de l'équilibre des forces. NOUS NE SERONS RESPECTES QUE SI NOUS SOMMES FORTS.
Faut-il répéter que nous ne nous sommes résolus au réarmement que devant l'évidence de la supériorité miltare du bloc communiste - Faut-il répéter que le Pacte Atlantique n'aurait pas vu le jour si l'U.RS.S. n'avait usé aussi systématiquement du droit de veto pour paralyser le fonctionnement de la sécurité collective au sein de l'ONU, ce qui nous a contraint à organiser la coopération entre pays libres seulement, pour qu'elle soit elficace ?
Faut-il répéter notre espoir lervent de voir un jour prochain revivre la coopération pacifique et confiante de tous, dans le respect réciproque des institutions nationales d'autrui et de pouvoir ainsi ralentir, puis arrêter la course aux‘armements ?…
Mais le passé récent nous incite à la prudence. L'Histoire dira que la France a été le premier pays à subir et à supporter vaillamment au milieu de l'incompréhension de tous à l'origine, le choc de l'impérialisme communiste contre la liberté des peuples en Indochine. Mais elle devrait ne plus supporter seule, militairement et financièrement, un effort qui profite à tous et jusque-là, a coûté à un seul.
Le Parti Radical affirme enfin le danger que ferait courir à la paix la renaissance du nationalisme allemand, dans la mesure où il serait étayé à la fois sur la libre et exclusive disposition de l'arsenal industriel de la Ruhr et Sur la reconstitution d'une armée nationale allemande. Aussi envisage-t-il avec sympathie le principe du plan Schuman ‘et du projet d'armée européenne dont le but essentiel, aux yeux de tout observateur averti, est d'éviter ce double écueil, tout en assurant. à l'Europe occidentale une protection efficace contre une agression sovistique.
Les circonstances de la vie internationle conditionnent pour une grande part, le niveau de vie des peuples. Le réarmement absorbe, en ellet, une part de plus en plus importante de notre revenu national, ralentissant ainsi l'allure de notre équipement et menaçant notre niveau de vie. Telle est la raison majeure de la stagnation sociale du moment. Mais cette charge est inéluctable. Il faut en accepter le poids avec courage, en exigeant seulement qu'elle soit efficace. Il n’est pas interdit pour autant de chercher a en alléger les répercussions sur la vie quotidienne de tous.
Seule, une augmentation de la production et de la productivité accroissant le revenu national et permettant la diminution des prix de revient, peut y aboutir. On ne répartit que ce qu'on a d’abord produit.
CETTE POLITIQUE POSE TROIS PROBLEMES : CEUX DE L'ÉQUIPEMENT, DE LA MAIN-D'ŒUVRE, DES MATIERES PRE- MIERES. |
Il faut favoriser la modernisation des techniques et l’amélioration des rendements par la pratique d'abattements fiscaux en faveur des chefs d'entreprises qui y auront procédé.
Il faut favoriser l'immigration de la main d'œuvre dans certains secteurs, Comme le bâtiment, et recourir dans d’autres à un accroissement de la durée hebdomadaire du travail.
Il restera à nous procurer en plus grandes quantités les matières premières et les ressources d'énergie dont nous importons la plus grande part. II faudra COnvaïñiCre nôs alliées Sur CE Point de 14 nécessité de leur répartition plus équitable et plus rationnelle par la création d'un pool international des matières premières.
Vouloir établir une communauté militaire sans l’étayer sur une communauté économique et sociale, c'est jouer la difficulté. L'intérêt de tous est de donner un caractère vivant et contret à cette communauté de civilisation que nous sommes justement appelés à détendre ensemble.
La production agricole doit être stimulée au même titre, en encourageant la modernisation et l'équipement rural, c'est-à-dire, en définitive, la baisse des prix de revient dans l'intérêt des producteurs et des consommateurs.
Mais cette politique de production serait insuffisante par ellemême si elle n'était complétée par une sévère gestion de nos affaires intérieures, par une politique d'économie farouche, par une réforme ‘des méthodes de gestion des usines nationalisées, par la pratique de budgets en équilibre, même si cet équilibre fous impose sur le moment de rigoureuses décisions. Repousser une échéance, c'est en doubler le poids à bref délai. Nous l'avons trop fait depuis sept ans et le recours à l'inflation, solution de facilité, génératrice de ruines puis de dictature, est en définitive, la plus onéreuse pour ious.
C'est parce qu'il affirme son attachement aux réalisations sociales et son désir de les améliorer, que le Parti Radical propose LA NORMALISATION DE LA SECURITE SOCIALE par une amélioration de sa gestion, UNE REFORME FINANCIERE ET COMPTABLE sans qu'il soit nécessaire de porter atteinte aux prestations vraiment justifiées, LA REFORME HOSPITALIERE permettant l'équipement sanitaire du pays et l'unification des affaires sociales en une CHARTE DE LA GARANTIE SOCIALE DES TRA- VAILLEURS.
Cette politique nous semble la seule courageuse, intelligente et raisonnable. Elle permettrait de STABILISER LA MONNAIE, ARRETERAIT ENFIN L’'INFLATION, FAVORISERAIT L'EPARGNE mortellement touchée par l'ambiance d'incertitude et le manque de confiance des temps présents.
Elle rendrait possible un eïlort vraiment audacieux de CONSTRUCTION DE LOGEMENTS, rachèterait notre carence actuelle et faciliterait aux travailleurs L'ACCES A LA PROPRIETE,
Elle permettrait le retour à un juste équilibre entre les prix agricole et, industriels, revendication permanente de nos campa-
société Nationale des Entreprisrs de Presse, IMPRIMERIE CHATEAUDUN, 59-61, rue La Fayette Paris-9*
CE FAURE député du Lot
gnes ; elle permettrait aussi de donner satisfaction aux requêtes si fondées par ailleurs, des ANCIENS COMBATTANTS, des VIC- TIMES DE LA: GUERRE, DE LA FONCTION PUBLIQUE.
| AloÇs pourrait être résolue la question majeure de LA PLACE, DU ‘1RAVAIL FAR RAPPURE AU CAPI AL, en laisant au premier une part de plus en plus noble et de plus en plus belle. Il doit être associé à l’entreprise de manière à accroître à la fois sa dignité et le niveau de vie de tous. La France a fait un effort coûteux d'équipement. Elle doit le poursuivre, mais cet effort trahirait son but s’il ne se traduisait par l'attribution aux travailleurs
ds part de plus en plus grande des profits qu'ils procurent à la ation.
Le Parti Radical Socialiste affirme son ATTACHEMENT A L'IDEAL LAIC qu'il considère comme un ferment de fraternité nationale. Il se refuse à faire participer les enfants aux divisions et aux querelles des hommes et marque nettement sa préférence pour une école strictement neutre et également accueillante à tous, sans adhérer pour autant à la formule du monopole.
Dans ce but, il exigera L'ACCELERATION DES CONSTRUC- TIONS SCOLAIRES, LA FORMATION DE MAITRES PLUS NOMBREUX et L'ADAPTATION DE L'ENSEIGNEMENT AUX NECESSITES DE LA VIE MODERNE.
Mais il ne se dissimule pas qu'aujourd'hui la laïcité a souvent besoin d'être restaurée en même temps que défendue. Nous ne saurions taire que le Communisme s’insinue pariois dans les diverses branches de l’enseignement et donne à l’école publique un visage partisan. C’est pourquoi il demande au Gouvernement d'exercer une vigilance impitoyable pour maintenir LA NEUTRALITE A L'ECOLE.
Conscient de la valeur de l'effort accompli par l’Assemblée de l'Union Française en vue d'un rapprochement toujours plus fraternel entre la Métropole et les peuples d'Outre-Mer, le Parti Radical Socialiste se félicite de l'attachement affectueux et de la confiance réciproque qui règnent au sein: de l'Union Française. Il souhaite que se poursuive dans le domaine économique ef social le magnifique effort entrepris par la France pour améliorer sans cesse les conditions de la vie des indigènes. Il pense que c'est seulement ainsi que s’affirmera de façon évidente aux yeux de tous la grandeur de nûtre mission Ccivilisatrice, dont l'orgueil ést d'amener peu à peu ces peuples au niveau des hommes libres.
Mais les conditions essentielles du redressement national sont avant tout d'ordre politique. Nous souffrons aujourd'hui d'une grave carence de l'autorité dont il faut rechercher l'origine dans le caractère proportionaliste du scrutin que nous subissons. Nous sommes le peuple le plus divisé de la terre. Or, la proportionnelle est une prime supplémentaire à la division. Seul le SCRUTIN D'ARRON- DISSEMENT A DEUX TOURS peut opérer le regroupement nécessaire en affaiblissant l'esprit de Parti ; sinon, nous n’aurons pas de majorité stable et nos assemblées parlementaires seront un échantillonnage des nombreuses espèces politiques qui fleurissent sur notre sol.
Nous continuerons à avoir ces débats stériles rendus interminables par la pratique de l’obstruction qui déconsidère le Parlement devant l'opinion et aux yeux de ses membres eux-mêmes. Une REFORME DES METHODES PARLEMENT AIRES s'impose de tout: urgence.
LA REVISION CONSTITUTIONNELLE doit être également entreprise sans retard. La nécessité de la double investiture doit être abolie. Le Conseil de la République doit retrouver les pouvoirs législatifs de l’ancien Sénat. Le décret de clôture doit être rétabli. Les pouvoirs réglementaires restaurés.
Mais le plus grave est peut-être la crise d'efficacité du régime et de l'Etat.
Le régime souffre de la lourdeur de notre appareil bureaucratique et administratif. Notre machine politique est lente à mouvoir, encombrée d'accessoires désuets devenus anachroniques. Un formalisme sclérosé s’insinue partout, c'est le signe le plus certain des régimes sur leur déclin. Sans cesse nous créons des institutions nouvelles sans jamais supprimer les institutions anciennes, en sorte qu'elles se chevauchent et se disputent au grand embarras des administrés et des administrateurs eux-mêmes. Il y a trop de ministères, trop de directions spécialisées à l'infini. Le pouvoir est dilué en d'innombrables rouages. Sa dispersion et sa faiblesse alimentent les emniètements des syndicats d'intérêts sur la souveraineté de l'Etat.
Il faut que cela cesse. Nous avons besoin de nous sentir gouvernés et de voir l'Administration épurée de ses éléments antinationaux.
Si un grand vent de réformes n’opère pas tout cela, c’est une Révolution qui le fera.
Notre peuple se lasse d'entendre répéter depuis des années la nécessité de certaines mesures et de ne les voir jamais décidées. Il perd confiance dans le régime parlementaire et pense, pour parodier Victor Hugo que la Tribune aux Harangues est remplie de Démosthène, les Rostres emcombrés de Cicéron, qu’il y a pléthore ‘de Mirabeau, mais que nous manquons d'hommes de Gouvernement à l'esprit clair et décidé.
Prenons-y garde, les révolutions sont toujours provoquées par le relus systématique d'opérer le moment voulu les réformes nécessaires.
Cette carence a déjà emporté le Bas-Empire. Montesquieu nous rappelle qu'il ne manquait certes pas à ces heures de décadence d'esprits intelligents qui philosophaient la racine du mal, mais seulement de volontés décidées à y porter remède.
Rappel de vérités élémentaires, pensera-t-on que tout cela : mais nous vivons une époque où ce sont les plus méconnues.
L'heure est venue si nous voulons que la ferveur du peuple étaie à nouveau la République, de prendre sans délai les décisions qui s'imposent. Le Parti Radical lance un appel à tous les Républicains pour que se taisent les querelles byzantines et subalternes, pour que soient mis en avant les vrais problèmes et que se cimente enfin pour l’action, le bloc des bonnes volontés.