‹ Déclaration et observations presentéesChapitre 5 sur 36 · PO 7 A · texte numérisé non relu

PO 7 A

« signifiant par le présent Mandoment, que vous devez “ rendre à Monseigneur l'Evêque de Felmesse, dans toutes ‘ les Eglises du District de Montréal, les mêmes honneurs “ que vous nous rendriez à nous-mêmes, si nous étions “ personnellemont sur les lieux, et l'y considérer comme #l id et généralemont chargé des fonctions « Kpiscopules, telles que la Bénéliction dos Mtos. ILuiles, [a Consécration des Autels et des Eglises, l’'Ordination “ des Olercs, l4 Confirmation, la visite des Paroisses, . “ Eglises, Chapelles, Monastères et autres lieux de piété, “ ote., etc.

« Ainsi c’est notre intention positive que vous recouriez « désormais à lui, dans tous Îles cas où vous recouriez ci- “ devant à Nous, sauf à lui de nous référer les affaires “ qu'il estimerait ne pouvoir terminer par lui-même; le “ tout sans préjudice à la jurisdiction subordonnée des « Grands Vicaires que nous avons dans cet immense « district, et de ceux qu'il deviendrait nécessaire d'y « établir par la suite.

‘ Sora le présent Mandoment [à en chapitre, etc.”

Tel est le Mandement que l’on attaque et ‘que l'on voudrait rendre nul, en disant:

10. Que nous ne devons pas nous conformer au Bref du Pape, parceque Mgr. Plessis, avant de le demander, n’a pas consulté le Ciergé et le Peuple sur l'établissement d’un Kvêque à Montréal, parcequ'il n'a pas obtenu le consentement du Roi à cet effet, et enfin parcequ’il n’a pas publi: ce Bref d'une manière légale.

20. Que ce Bref n'aura aucun effet après la mort de Mgr. Plessis.

50. Que Mg. Lartigue doit être regardé comme les autres (raids Vicaires de ce Diocèse, mais non comme préposé au (rouvernement spirituel du District de Montréal.

40. Qu'on ne doit pas lui rendre les honneurs dûs à l’Evêque Diocésain, comme notre Bvêque le demande par son Mandement.

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/ Eh. Ms

5o. Qu'il est plus convenable qu'il laisse la Ville de Montréal, pour fixer sa demeure dans une paroisse de campagne.

Telles sont les prétentions des Prêtres du Séminaire de Montréal, excepté moi et peut-être quelques autres. Reprenons.

IÈRF. QUESTION.

Est-il vrai que nous ne devons pas nous conformer au Eref du Pape, 10. parce que Mgr. de Québec n’a pas préalablemont consulté le peuple ot le clergé à ce sujet ; 20. parcequ'il n’a pas obtenu la permission du Roi pour l'établissement projetée ; 30. parceque ce Bref n’a pas été publié.

La réponse générale à cette triple difficulté, est que quand teut cola serait nécessaire pour ériger un Evêché, ou pour nommer un Evêque Diocésain, tout cela est hors de la question présente, puisqu'il ne s’agit que d’un Evêque in Partibus, établi par le Pape pour gouverner une portion de Diocèse, en qualité d’Auxiliaire, Suffragant et Vicaire Général de l’Evêque de ce même Diocèse. Or les autorités que l’on a citées prouvent uniquement que ces formalités sont nécessaires pour ériger un Evêché, cu nommer un Evêque Titulaire. Elles ne prouvent donc rien pour le cas présent. Mais pour en venir à quelque

‘chose de particulier, voici comme on peut répondre à

chacune des trois objections.

Monseigneur devait-il consulter le Cicrgé et le Peuple, avant de demander le Bref en question, pour former l’établissement qu'il a fait à Montréal ?

RéPoxss.

Il est certain que Mgr. Plessis à fait parti du projet qu'il méditait, à Mgr. son Coadjuteur, et à plusieurs Ce; principaux membres de son-clergé ; et il me semble qu’à son départ on savait assez qu'il allait à Londres et à

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