‹ Déclaration et observations presentéesChapitre 8 sur 36 · RER AE · texte numérisé non relu

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Non, car lu ville est le chef-lieu du Distr.et qu'il doit gouverner, Elle en est comme le contre d'où il est plus facile de communiquer avec les différentes parties de ce District, do les surveiller, et de les bien conduire. Il con vient qu'un Evêque Grand Vicaire soit dans la princi pale ville du Territoire qui lui est confié, et où il exerce sa jurisdiction, comme un Evêque Diocésain réside dans la Cathédrale de son Diocèse, et le Pape à Rome. On peut dire encore que dans les villes, un Evêque a à régler plus d'affaires et de plus importantes qu'ailleurs ; que les cérémonies Episcopales s’y font avec plus de déconce, et sont plus utiles: qu’'enfin un Evêque peut y prêcher plus convenablement, et avec plus de profit pour la Religion. Uno autre raison qui est personnelle, c'est que Mgr. de Telmesse est né eta vécu à Montréal, et qu'il y veut faire son séjour. Mais quelques soient ces raisons, personne ne peut légitimement s'opposer à la résidence qu'il est résolu d'y fixer.

En effet, chacun a droit de continuer à demeurer dans sa patrie, et dans le lieu de son domicile. Il a donc droit de n’en être pas empêché par des moyens non légitimes ; et il ne convient à personne de lui dire: “ Vous nous déplaisez ici, allez demeurer dans une autre Paroisse.” On ne peut non plus lui rendre son séjour désagréable, et le molester, pour le forcer à changer de domicile. Après lu peine de mort et l’emprisonnement perpétuel, l'exil est une des plus grandes peines que la justice humaine puisse

infliger. Qu'on juge par là de la conduite do ceux qui ont cherché à éloigner le Prélat, en le contrariant, en lui faisant entendre qu'il était vû ici de mauvais œil, qu'il ne devait y attendre que des chagrins; enfin en traver. sant le dessein quil avait de faire construire uno Eglise et une maison auprès de la ville. Car on n’avait nulle ruison légitime de le traiter ainsi.

Mais supposons qu'on eût réussi à lui faire abandonner cette ville; la Paroisse où il se serait retiré, pouvait employer des moyens semblables pour le forcer à se retirer

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dans une autre ; et ainsi de suite. Peut-on traiter ainsi un Evêque, et même qui que ce soit, à moins qu'il ne soit bien coupable, et qu’on en ait l'autorité ?

“Qu'il se retire, disait-on, dans une Paroisse de Cam. “ pagne ; nous n’avons pas besoin de lui en ville ; et il ne ‘(fait que nous embarrasser : les choses allaient mieux “ sans lui.” Est-ce ainsi que des prêtres venus d'un autre pays, traitent en Canada un Evêque canadien, et ci-devant leur confrère ? Qu'on suppose que dans un diocèse de France, des prêtres venus d’un autre pays, disent et fassent la même chose pour un Evêque Français, dans des circonstances à peu près semblables à celles où nous sommes ici. Qu'en penserait-on, et qu’en arriverait-1i /

Mais quoi, dira-t-on, n’y a-t-il pas des Prêtres Canadiens de la même Maison, qui pensent et parlent de la même manière ? Oui, il y en a plusieurs, et j’en suis pénétré de douleur. Mais on doit savoir qu'ils sont instruits et dirigés par les Prêtres Français, qui sont à la tête des affaires, qui conduisent tout, et qui répondront de tout. Il en faut dire autant d'une partie des Prêtres de Campagne et de ceux de nos Paroissiens, qui ont adopté les mêmes sentiments et le même langage.

Mais que dire des Marguilliers de cette Paroisse qui ont refusé le Trône Episcopal à Mgr. de Telmesse, et ont agi contre lui avec tant de rigueur ? L'opinion commune est qu'ils ont été conseillés, ou au moins fortifiés dans leur révolution, par le Séminaire. Ce qu'il y a de certain, c’est que le.Séminaire n’a point réclamé, ni agi contre ce qu'ils ont fait; qu'il leur a été plus uni depuis ce temps, qu’il leur a témoigné de la reconnaissance, parce qu'ils assuraient qu'en cela ils soutenaient ses droits ; et que pour ne pas leur déplaire il a refusé de faire annoncer au Trône, une Quête ou souscription pour l'Eglise de St. Jacques, quoique l'Evêque de Québec et celui de Telmesse le désirassent et le demandassent. C’est ainsi que les Prêtres Français de ce Séminaire se

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trouveront entièrement ou en grande partie, responsables de ce que l’on a fait dans ce District, contre les deax Evêques on question, et en porteront l’odieux.

Jusqu'ici j'ai taché de répondre aux cinq principales propositions, par lesquelles on veut prouver que le Bref du Souverain Pontife en faveur de Mgr. de Telmesse, ne doit point être reçu dans ce District, et qu’il n’y a aucune force non plus que le Mandement de Mgr. de Québec, publié à ce sujet. Je vais maintenant répondre aux principales objections ; et j'établirai ensuite quelques Maximes qui me paraissent propres à décider les questions qui nous occupent.

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