‹ Décor du métal; le cuivre et le bronzeChapitre 19 sur 24 · MOTEURS · texte numérisé non relu

MOTEURS

Les moteurs se réduisent à deux, le poids ou le ressort.

Le poids, qui est le plus ancien, communique, commè nous l’avons dit, lemouvement aux rouages en entraînant un cylindre sur lequel s’enroule la corde à boyau ou le cordon de soie ou de chanvre

(|ui le süulienl par un bout, l’autre bout de la corde étant fixé au cylindre. Lorsque le poids est au bout de sa course il faut le « remonter» pour éviter l’arrêt du rouage. A cet effet, le cylindre est muni d’un rocbet agissant, sur une roue concentrique au cylindre, au moyen d’un cliquet qui échappe pendant le remontage du poids, mais qui s’engage dans la roue dentée pendant que le poids agit, et lui communique le mouvement du cylindre.

Parfois, pour gagner de la place, on a remplacé le cylindre par une poulie dans laquelle s’engageait une corde tirée par deux poids, l’un utilisé comme moteur, l’autre comme contrepoids. Le remontage se faisait alors en tirant la corde du contrepoids, mais la partie utile pour le mouvement n’était que la diflerence entre les deux poids.

Le ressort moteur employé pour les horloges portatives comme pou r les mon très est une lame d’acier trempé roulée sur ellemême en spires et portant à chaque bout un œil qui puisse servir à l’accrocher. Elle se fixe à l’intérieur sur la virole du barillet (pii la contient et de l’aulre à un crochet porté par l’arbre mobile sur lequel s’enroule le ressort lorsqu’on le fait tourner à l’aide d’une clef. Un cliquet empêche le ressort de se détendre ; c’est le barillet qui tourne en détendant le ressort et donne au moyen de sa roue le mouvement aux rouages.

L’irrégularité de tirage du ressort est corrigée par l’échappement, par le spiral, etc. ; mais dans les montres à roues de rencontre, oii la marche dépend de l’intensité de la force motrice, il était nécessaire de la régulariser : de là l’invention ancienne de la fusée, conoïde en cuivre, cannelé en forme de vis dont le diamètre varie de moitié de la base au sommet ; dans les cannelures se loge la chaîne llexible en acier (autrefois corde à boyau) qui lie à la fusée le ressort enfermé dans le barillet. La chaîne est accrochée j)ar les bouts d’une part au dernier tour de spire de la fusée, de l’autre à une petite entaille dans la virole du barillet. Ainsi, comme nous l’avons expliqué, la fusée égalise le tirage en utili- .^ant toute la force du ressort.

APPLICATIONS DU MÉTAL A l’hOKLOGERIE

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