LEU15 EMPLOI DANS L ANTIQUITÉ
el les Chalcléens d iireiiL en faire usage avant les Egyptiens.
Les fouilles des tombeaux mycéniens ont enrichi le Musée d’Athènes de poignards en bronze à lames incrustées d’or et de l’alliage d’or et d’argent auquel les anciens donnaient le nom d'électron (fig. 2).
Ainsi à une époque qui, pour la Grèce primitive, correspond à celle des dynasties théhaines en Egypte, c’est-à-dire vers le
Fig'. 2. — Poignard en bronze damasquiné d'or el d'électron Iroiivé à Mycènes (Musée d'.\thcnes-.
xv'’ OU le xvi'^ siècle avant notre ère, l’alliage de cuivre et d’étain était connu et employé pour les armes olfensives. Il fut appli- <{ué plus tard , concurremment avec le cuivre, aux défenses du corps (cuirasses, cnémides).
L’existence du cuivre à l’état natif dans certains pays explique l’emploi très ancien de ce métal dont la technique, lorsqu’il était pur, ne différait pas beaucoup de celle en usage pour les métaux précieux. Si rudimentaire que fût la métallurgie, l'or, l’argent ou le cuivre pouvaient être fondus et coulés en tables ; le battage réduisait ces tables en feuilles qu’ou travaillait au marteau, en formant des pièces complètes ou des pièces séparées (|u’on réunissait par des rivets.
On pouvait, en traçant un dessin sur la feuille, relever le métal en le martelant sur un corps dur et obtenir ainsi des orne-
inents d’aiilaiiL plus souples que le relief en élail pris dans la l'euille même de cuivre.
Si l’on en juge par l’étymologie du mot « cuprum » on peut croire que le cuivre, à l’époque romaine, était tiré de l’île de Chypre. De nos jours, des gisemen ts importants sont exploités en Europe, dans l’Oural, dans l’Italie du Nord (province de Eucca ), en Espagne i province de Huelva, mines de Rio-Tinto), dans la Saxe prussienne (Mine de Mansfeld).
C’est en Amérique que sont les mines les plus importantes, celles de cuivre natif sur les frontières des Etats-Unis et du Canada, celles d’oxyde de cuivre dans la Basse-Californie (gisement du Boléo), celles de pyrites de cuivre et de fer au Chili.
Ce sont les pyrites (sulfures) qui sont le plus répandues. Le minerai est grillé à l’air pour éliminer une partie du soufre : une première fusion sépare environ la moitié du fer qui passe dans les scories de la « malte », sulfure double de cuivre et de fer déjà plus riche en cuivre que le minerai. La même opéra tion est recommencée plusieurs fois jusqu’à ce qu’une dernière fusion oxydante élimine le soufre et donne le cuivre brut.
Un industriel lyonnais, M. Manhès, a simplifié l’opération en adaptant à l’affmage du cuivre le convertisseur Bessemer.
.\près une première fonte donnant des mat tes à 20 ou 30 °/„, on verse ces mattes dans le convertisseu r avec du sable siliceux qui facilite l’élimination du fer. Le fer s’oxyde en dégageant des étincelles : le soufre en brûlant donne des vapeurs blanches : (piand les fumées cessent, l’opération est terminée. Un dernier atïinage dans le four à réverbère donne le cuivre pur.
On a procédé aussi à l’affinage par l’électrolyse ; on a pu même exécuter directement des tubes de cuivre par dépôt galvano-plaslique du métal sur un mandrin en fer. On comprime au fur et à mesure de leur formation les couches de cuivre par des brunissoirs en agate pour donner aux tubes une consistance sufïisanle. (Procédé EH more.)