‹ Décor du métal; le cuivre et le bronzeChapitre 9 sur 24 · FONDERIE · texte numérisé non relu

FONDERIE

Le combustible employé pour la fon te est le « coke de four lavé ». La houille de qualité est réduite en poussière et jetée dans un bassin plein d’eau où se dissolvent les sels qu’elle contient. Par décantation de l'eau on recueille une sorte de boue noire qui est séchée et versée dans des cornues (vases clos) semblables à celles qu’on emploie pour la production du gaz d’éclairage, mais qui demeurent closes et dont aucun produit n’est distillé.

Après vingt-quatre heures de cuisson, le résidu défourné et éteint par projection d’eau donne le coke de four lavé, dont le pouvoir calorique atteint le maximum.

Ce coke est gris clair, assez dense, à grain seiTé, à cassure nette. Il donne peu de cendre et ne contient ni soufre, ni sels <le fer, ni argile, ni silice dont la vitrification, faisant obstacle à l’arrivée de l’air du ventilateur, risquerait de faire adhérer le creuset au plateau sur lequel il repose.

Les creusets sont en terre réfractaire de l’Oise (environs de Beauvais). Ils contiennent généralement 35 kgr. de métal fondu et ne servent que pour la journée, car ils se vitrifient au feu et se brisent au refroidissement.

Quelques fondeurs emploient des creusets en plombagine ou en graphite, qui peuvent être utilisés jusqu’à usure complète, mais qui sont d’un prix élevé et qu’on n’emploie souvent que comme creusets de secours.

En pleine marche, on compte une demi-heure pour amener à l’ébullition ( ! 500^’ environ ) une fonte de 35 kgr.

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