NOYAU
La confection du noyau exige l’établissement d’une carcasse en fer soutenant le sable et ayant des portées dans le moule pour éviter tout déplacement. Des bougies de cire intercalées dans le noyau fondent pendant le passage du moule à l’étuve, laissant ainsi, à l’intérieur du noyau, une série de conduits qui permettent l’échappement de l’air et des gaz à travers le noyau par
la « lanterne ». Cette lanterne est un tube en tôle mince, percé de trous sur toute la longueur pour faciliter l’évacuaticn de l’air et des gaz hors du moule pendant la coulée.
Quand le noyau est tiré d’épaisseur, il est enduit au pinceau d’un liquide noir (eau, noir de charbon pulvérisé et colle de pâle) pour consolider le sable et en éviter l’égrenage.
Les moules à pièces en sable sont exécutés comme les moules à bon creux en plâtre ; chaque pièce étant battue et coupée pour faciliter, à l’aide de repères, le démontage et le remontage : ce sont des évidements, sortes de mortaises, pratiquées dans la tranche de la pièce déjà battue et dans lesquelles entrent par foulage des tenons en sable faisant partie de la pièce juxtaposée ou superposée à la précédente.
Sur les portées des moules sont ménagés des conduits ou (( tranches », par lesquels le métal en fusion alimentera, « fournira » la pièce. Des sorties d’air ou « évents » y sont disposées pour permettre, concurremment avec la lanterne, dans le cas d’une fonte à noyau, l’échappement de l’air et des gaz contenus dans le moule. Pendant la coulée, on constate que le moule est rempli lorsque le métal sort par les évents.