‹ Décor du métalChapitre 44 sur 61 · APPLICATIONS DU METAL AU MOBILIER · texte numérisé non relu

APPLICATIONS DU METAL AU MOBILIER

gravé, ciselé, ne peut-elle transformer en motif de dëcoralion ce qui, dans la composition d'un meuble, est une nécessité de construction? Dès lors, la décoration d'un meuble à l'aide du métal n'a rien d'arbilraire : elle s'iiarmonise avec sa structure ; elle suit les contours des cham|is et des panneaux, et comme

Fig. 100. — Détail de la Bibliothèque du Koof du yaolit Hélène. Composition de L. Magne. Exécution de Raguel et Hobert.

elle répond à la construction, comme elle est faite pour une place, elle est nécessairement originale.

Des ouvrages récents, tels qu'un bureau à garniture de bronze, exposé par la maison Majorelle en 1900 (iig. 99 1, ou le mobilier du vacht Hélène, dont le roof contient une série de meubles (bibliothèque, dressoir, table, etc.) à garniture de bronze, montrent bien l'orientation nouvelle à donner dans les meubles modernes au décor par le métal (fîg. 100). L emploi du bronze ou du cuivre doré est précieux sur un navire où le fer ne résisterait pas bien à l'action de l'air humide.

138 LE r.riMîi: ht i.i; hhonzf.

Le décor se renouvellera si larlisau. siinisanimeiit préparé aux méthodes de composiliou. eL coinpreuaut hicn rohlioalion d'un accord absolu entre le décor du hois el celui du uiélal. cesse de considérer les appliques de bronze comme des pièces de rapport, indépendantes de la construction, mais en tire parti au contraire pour l'assemblage des vantaux mobiles, pour le tirage et la fermeture des portes, des tiroirs, pour la protection des ])ieds, bref, s'il s'inspire des idées qui avaient fait adopter, au début du xviii' siècle, l'emploi du métal pour la consolidation aussi bien que pour la décoration des meubles.

Gardons-nous des formes excentriques, qui ne sont pas originales, des poignées de bronze en forme d"os de mouton, des courlnires inexplicables, des destinations multiples, de tout ce (pii. sous prétexte de nouveauté, n'est que ridicule et risque de décourager le public qui juge les œuvres avec son bon sens.

Page 1