APPLICATIONS DU MKTAL AUX APPAREILS D ECLAIRAGE
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se place entre les consoles est aussi un chef-crceuvre de ciselure (fig. 110).
Les appliques des salons de Ihôtel de Gastries, à Paris. (\\n sont à trois lumières, et dont les consoles se terminent par des
Vi^. 110. — Applique de bronze à thyrse et tètes de bouc Palais de Fontainebleau .
têtes d'aigle, ont les mêmes caractères. On les attribue au sculpteur ciseleur Thomire fig. 111 . Dans le même hôtel, les appliques d'un petit salon, qui sont attribuées au même auteur, ont comme soutien principal pour les branches une sorte de torchère entourée de rinceaux de feuillages formant couronnes.
Sans doute, on a pu critiquer les attributs pastoraux (jui étaient en faveur sous Louis XM : mais c'étaient encore des
LK CUIVIU: V.T Li; BRONZi:
(l'iivres délicates et spiriliielies, coniinuanL la tradition IVaiiçaise, tandis que, sous le Premier Empire, commence à sévir la manie de l'imitation, ou lout au moins de Tadaplalion maladroite d'un décor à l'antique.
Cela est IVappanl lorscpie Ton compare au\ appli<[ues du
Fi^. 111. — Appli(iiii- atlril)iu-e à Thomiiv irùtcl th- Casliies .
Petit Trianon celles du Premier Kmpire qui sonl encore dans le château de (^ompièiine. Aussi ne compi'end-on (,nière lengouemenl cjue provocpient actuellement les o'uvres de celle é[)0(pie. Le métier était encore habile, mais les fautes de goût étaient si flagrantes, et les défauts de conq)osilion si apparents, que ToHivre est iuq)arfaite.
La modilication introduite dans la structure et le décor des cheminées donnait, depuis le wrr siècle, une importance parti-
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<?iilièi'e aux ouvrages de bronze, cliandeliers, candélabres, pendule, formanl une garniture. L'àtre réduil, encadré par des chambranles et un linteau de marbre, n'était plus qu'un élément secondaire de décoration. Le bronze enrichissait les marbres des piédroits et du linteau, que surmontait une épaisse tablette portant la garniture. C'est surtout au lemps de Louis X\ I que la garniture de bronze se développe, et les flambeaux sont souvent des chefs- d'o'uvre de composition. Tel le tlambeau, en forme de vase, qui était sur la cheminée de la chambre de la Reine au Petit Trianon (tig. 112), et qui contenait un bouquet d'ccillets en métal, la fleur ouverte formant douille pour la bougie. Après les formes tourmentées sous Louis X^' des chandeliers à appliques <le bronze (fig. H3), on revenait à une étude sérieusede la nature et on enfermait le décor dans des lignes plus simples.
Outre les flambeaux et candélabres posés sur des tablettes et les groupes de lumières appliqués aux murailles, il était nécessaire pour de grandes salles d'avoir un éclairage central très important. Il était donné par le lustre, dérivé de la couronne de lumière, et dont l'armature circulaire de bronze servait de soutien aux bougies, en même temps qu'elle fournissait les attaches de girandoles de cristal taillé et de pendeloques réfléchissant et diffusant la lumière. Un lustre du château de Compiègne, à décor d'aigles, caractérise bien les lustres en usage sous le Premier Empire.
Dans un lustre de cristal, il semble qu'il y ait surtout à réduire
l'ij;. lin. — Flambeau à
l'œillet, dauslaelianibre
delà Reine Pelit Trianoni.
LK CUIVRE I:T LI: HHON/i:
à rossaliire le rôle du niélal, et à développer le décor dû aux crislaux laillés. C'est ainsi (|ue les lustres étaient coin])osés aux xvir et xviii'' siècles.
A lexlérieur et même dans les vestibules, il fallait garaulir la lumière contre le vent. Ce lui loriijine des lauteines. garnies
V\-^. 113. — Applique il tiiiis l)i;uiclics d'épixiin' I.uiiis X\' fChàlciiu >\c Vci-saill.'s .
de verre, et dont la décoration, dès la fin du xvi'" siècle, prit une grande extension. Souvent, à celte épocpie, la partie su])érieurc de la lanterne a la forme (rune couioniu' ajourée : le corps seul de l'appareil est vitré. Jus([u'au xviT' siècle, le fer fui ciuplovc- de préférence.
La disposition subsiste sous Louis \I\'. lorscjuc le bronze est préféré au fer, et comme les glaces coulées à verres soutllés soni encore de petite dimension, la lanterne (fig. llii est divisée eu
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compartiments par des armatures de bronze ou de cuivre formant châssis. A Versailles, c'est la couronne royale qui surmonte la lanterne.
La fabrication du verre s'était perfeclionnée au xviii'' siècle, et les lanternes de celle époque sont vitrées en verres cylindriques de grand diamètre. On peut ciler parmi les plus remarquables une lanterne très simple, conservée dans Tescalier du château de Compiègne.
et une autre, d'un travail beaucoup plus délicat, éclairant l'escalier du Petit Trianon.
Elles paraissent correspondre parfaitement au programme qui consistai!
à réduire au minimum les dimensions de l'armature, afin d'obtenir le maximum de lumière el d'éviter les ombres portées.
La lanterne de Compiègne (fig. 115) ne comporte que des consoles légères, soutenant une première cerce de cuivre, que des montants cannelés très étroits, et ornés de feuillages légers et de couronnes, relient à une cerce inférieure ajourée de faible hauteur.
Si l'artiste a enrichi par des guirlandes la cerce supérieure, c'est que les lumières sont en dessous et ne pourraient porter
Fif;. IN.— Lanterne en enivre et bronze dori (1m xvii' siècle, an chàlean de Versailles.
Li: CLIVRI. KT LE RHONZK
ombre que sur le plafond. En examinant les montants et les cei'ces, on peut considérer que les dimensions de Tarmature ont été réduites aux limites de la solidité.
La lanlerne de Trianon i fig. 116). de style Louis \^I. a
115. — Lanlenie du wm' siècle, dans l'escalier du Palais de ('nmpiégne.
les mêmes qualités, mais son ornementation est beaucoup plus ricbe et la délicatesse des ornements est accusée par une exécution irréprochable. Les consoles qui s'appuient sur une sorte de vase terminant la tige centrale sont des arcs dont les cordes sont détendues. Des flèclies forment les motifs de couronnement des montants, et la cerce principale qui les réunit est décorée