APPLICATIONS 1)1- MKTAL AL'X APPAREILS 1) ECLAIRAGE
(ralU'il)iits très fins Ihyrses. pampres, etc. i. Suivant le goût de l'époque, ce sont des houlettes qui constituent les tiges des supports enchâssant les vitres et des attributs pastoraux complèlent !a décoralion du cercle inférieur.
Quant à la tiue centrale, elle donne naissance, dans l'intérieur
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Lanlerne Louis X\'I, dans lescalier du Petit Ti'ianon.
de la lanterne, à une série de branches portant les bobèches et dont le départ est marqué par de jeunes satyres.
Ces appareils montrent bien les défauts d'un grand nombre d appareils modernes, dont la richesse a pour conséquence la lourdeur d'ornements qui font obstacle au passage de la lumière.
Depuis le temps de Louis X^'I, nous avons bénéhcié de découvertes nous donnant de nouvelles sources de lumière : le gaz. les
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M. (.( IMU: ET Li: HKON/.i:
liiiiles minéraléï^, rëlectricilé, el les problèmes de Téclairaf^e oui élé sensiblement modifiés. Le gaz brûlant à Fair libre exigeait des conduits d'adduction aboutissant à des becs qu'on put à volonté ouvrii- ou i'ermer j)our donner ou retirer la lumière : le
pouvoir éclairaut était plus grand, mais il fallait toi 1 i o u rs . co m m e pour les bougies, teuir la flamme écartée des mal ières inflammables.
Il en était de même pour les lampes à pétrole remplaçant peu à peu les lampes à buile qu'on avait perfectionnées à laide de mouvements dborlogerie régularisant la montée de l'huile.
Pour l'électricité, la lumière résultant de liucandescence d'un lilament charbonneux ou métallique dans le vide d'une ampoule de verre n'exigeait pas les mêmes précautions. La lampe à incandescence éclairant de liant en bas. c'est-àdire en sens contraire de la flamme à l'air libre, il devenait possible d'élever la lumière jusqu'au plafond, de telle sorte qu'on pût bénéficier de son intensité sans être gêné par son éclat. II semblait donc que, par leurs qualités mêmes, la lumière du gaz. puis la lumière électrique eussent dû réclamer des appareils différents <le ceux en usage pour l'iiuile ou les bougies.
Fig-. 117. — Courunnement duii candélabre l^az de la place de l'Opéra. Composition di Charles Garnier.
APPLICATIONS DU MKTAI, AUX APPARKILS d'ÉCLAIRAGK I o9
Or lelle est l'intluence de la routine, confondue à lort avec la tradition, que les constructeurs d'appareils se sont évertués pen- <Iant un demi-siècle à transformer d'abord les appareils à bougies en appareils à gaz, puis ceux-ci en appareils pour l'électricité. Les appareils à gaz de la place de l'Opéra montrent que le problème n'est pas insoluble (fig. H 7).
On a cru innover en démarquant ou copiant servilement quelques bronzes de Trianon ou de Fontainebleau qu'on a parés d'abord de bougies en porcelaine terminées par un bec papillon, pour remplacer plus tard ce bec par une ampoule électrique perchée au sommet d'une fausse bougie.
Des erreurs aussi grossières ne pourraient être commises ni acceptées si l'enseignement du goiit était plus répandu, si dans les écoles et dans les lycées ou habituait les enfants à réflécbir. si on développait chez eux, avec quelques connaissances techniques élémentaires, les qualités de bon sens qui aideraient au développement du goût et les achemineraient vers le sentiment de l'art.
Et cependant que de beaux programmes se présentent à nous ! Ce sont pour les usages quotidiens des appareils portatifs à bien étudier soit pour le pétrole, soit pour l'électricité, avec les nécessités de soutien que comporte chaque mode d'éclairage. Ce sont pour les pièces de réception les appareils groupant harmonieusement les lampes à incandescence, leur donnant des enveloppes irisées ou colorées, ou les mettant à l'abri des regards pour ne pas fatiguer les yeux, et utilisant par rétlexion sur les plafonds leur pouvoir éclairant. Ce sont aussi les lampes à arc, destinées à éclairer nos promenades et qu'il faut en conséquence placer à bonne hauteur au-dessus du sol, en étudiant les supports pour rendre la lampe accessible et faciliter le changement quotidien des charbons.
L'éclairage électrique, dont les premières applications ne remontent guère à plus de 4o ans, peut fournir l'occasion
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(lëliulier dès son origine une des adaplaLions les plus iniporlanles de l'arl à Tindustrie du métal.
La lampe à incandescence qui est d'usage général aujourdluii n'a été pralicpiemenl utilisable qu'après la découverte, due à Kdison, d'une matière tilamenleuse demeurant, après avoir été cai'bonisée à lahri de l'air, assez souple el assez résistante pour supporter le passage du courant électrique qui, traversant le lilament de chaibon, enfermé dans une ampoule de verre où le vide a été fait, en détermine l'incandescence. Ce lilament a été raltacbé. à l'aide de fils de platine ayant à peu près le même coetlicienl de dilatation que le verre, aux pôles d'un culot métallique vissé dans une douille, ou lié à celte douille par un assemblage à fourreau de baïonnette, et mis en contact, par serrage, avec les fils de distribution du courant.
Le filament primitivement employé était le bambou carbonisé en vase clos. 11 peut supporter une température de 1700 à LSOO". A une température plus élevée le charbon se ramollit, fléchit et se coupe.
L'Anglais Swan a employé pour constituer le filament une l)àte formée de graphite en poudre et de sirop de sucre hydrocarboné : cette pâte laminée fournit des tîlaments carbonisés dont rinlensité de lumière est nécessairement limitée à celle que peuvent suj)porter les filaments de matière textile.
Les lampes à filaments carl)onisés tendent à être remplacées, au moins en partie, par des lampes à filament mélalli(pie ])our lesquels sont employés les métaux de la famille du plaliue ; c'est la lampe au tantate de l'inventeur Siemens, (pii peut supporter une température de 2000 à 2200"; c'est la lampe à l'osmium due au docteur Auer dont la température peut s'élever de 22(10 à 2.")00" : ce sont les lampes au tungstène (lampe Osram. lampe Weslinghouse, lampe Z. etc.).
Les fils métalliques sont extrêmement fins et la lampe })ar conséquent très fragile île fil n'a guère plus d'un vingtième de milliinètresj.
APPLICATIONS DU METAL AUX APPAKEILS d'ÉCLAIRAGE 161
Pour les applications artistiques de la lampe à incandescence, il importe de se rendre compte des conditions qu'utilisent le mieux cette nouvelle source de lumière. Ces conditions sont évidemment variables suivant la destination de la salle à éclairer et de rintensité de lumière qu'on veut obtenir.
On peut par exemple grouper les lampes dans un plafonnier ou un lustre et multiplier ces groupements pour obtenir sur des points déterminés un grand effet de lumière ; on peut aussi disséminer les lampes en formant des cordons suivant les lignes d'architecture, de manière à répartir la lumière plus également. Avec la lampe électrique qui éclaire bien de haut en bas, qui ne nécessite pas, comme la flamme du gaz ou de la bougie, un isolement des plafonds pour garantir les peintures et éviter les risques d'incendie, il est possible de placer la lumière très haut, ce qui a l'avantage d'écarter de la vue les points brillants qui, obligeant la prunelle à se fermer, sont gênants pour les jeux et n'utilisent pas bien les lampes.
On a été ainsi conduit à essayer un mode d'éclairage par réflexion de la lumière sur les plafonds qui, rendant invisibles des lampes de grande intensité, n'utilise leur lumière qu'en la renvoyant et en la diffusant par des surfaces réfléchissantes. On a prétendu éclairer ainsi des salles d'exposition de tableaux ou des bureaux ayant un nombreux personnel, et remplacer la lumière diffuse du jour. L'éclairage ainsi obtenu est généralement crépusculaire et est loin d'être économique.
Il semble qu'on se prive d'un élément essentiel de décor en ne laissant pas la lampe visible. Il en est de cela comme du feu apparent dans l'àtre d'une cheminée. Les meilleurs calorifères ne donnent pas l'impression de chaleur que peut donner la vue du feu. Il importe donc d'étudier dans la lampe à incandescence les éléments fixes de sa construction, c'est-à-dire son enveloppe et sa monture, afln d'en tirer, au point de vue des applicatious artistiques, le meilleur parti possible.
LWrt appliqué aux Métiers. — V. 11
LE criviiK i:t i.k hhonze
L'usage de la lumière électrique est encore trop récent pour qu'il soit facile d'avoir sur ces questions des éléments d'appréciation absolument sûrs, et il faut bien tenir compte des modifications (pi'a déjà sul)ies et que subira encore ce mode d'éclairage.
L'ampoule de verre n eut à l'origine qu'une seule forme déterminée par le soulilage, celle dune poire allongée. Le courant de 110 volts, admis généralement pour les lampes à incandescence, correspondait à une longueur déterminée du filament carbonisé et il était nécessaire d'observer sur le culot et la douille un écartement suffisant des plots ou bornes servant à établir le contact entre les fils de la lampe et les fils du circuit, afin d'éviter les risques du passage du courant dans la monture. On admit ainsi un diamètre exagéré des douilles : c'était un inconvénient sérieux pour l'utilisation de ces lampes dont les ampoules reposaient sur un cylindre de métal très allongé.
On eut ensuite l'idée de considérer la lampe comme une fleur lumineuse, de l'envelopper de pétales de verre coloré ou irisé ; mais cet emploi de la lampe exigeait la réduction de la hauteur du fourreau de baïonnette qui avait le défaut de donner trop de saillie à la lampe et de l'écarter des attaches naturelles d'une décoration florale. On chercha en conséquence à établir le culot de la lampe en matière isolante, assez dure pour qu'on pût y pratiquer des pas-de-vis, et capable de résister à une température élevée. Dans ce système la lampe se vissait sur une pièce de cuivre fondue et filetée.
-Actuellement la monture est faite en trois pièces comprciuint un raccord en métal, avec cordon de matière isolante, une partie électrique formée d'une pièce moulée en porcelaine dans laquelle sont comprises les montures métalliques avec vis de serrage pour les (ils du circuit, chacune des montures ayant un ressort d'appui en pivot. Cette partie électrique est recouverte par une chemise ou chapeau métalli([ue (pi'une bague vissée fixe sur le