‹ Découverte d'un cimetière mérovingien A la Chapelle-Saint ÉloiChapitre 18 sur 24 · IXO B · texte numérisé non relu

IXO B

Il résulte des renseignements qui m'ont été fournis, et dont je n’ai pas lieu de douter, que cette tuile était placée sous la téte du cadavre. Cette circonstance que confirme d’autres exemples, semble indiquer un usage très-répandu dans les premiers siècles du Christianisme. La plupart des objets du même genre, que nous avons recueillis, devaient avoir recu la même destination.

L'emploi du mot IXOYE pour figurer la profession de foi chrétienne : ‘Inooùs Xouros Ocoù ‘Vide Euro, en tête d’une inscriplion , est rare parmi les monuments du christianisme primitif, et indique toujours une belle époque. Comme d’ailleurs les objets rassemblés dans cette sépulture appartiennent à la pure civilisation romaine, on ne peut douter que des chrétiens n’aient été enterrés dans le cimetière de Gisacus dès la seconde moïtié du rue siècle; et c’est ainsi que se confirme l'opinion que j'avais émise sur l’âge du baptistère de saint Faurin.

D’autres objets de petite dimension, fournis par les déblais des nouvelles fouilles, un fragment d'inscription peinte sur un enduit de stuc, une rosace d'architecture exécutée également en stuc, et une plaqué de revêtement en brèche africaine, montrent qu'il existait auprès du baptistère un édifice décoré avec un certain luxe; et l'éclat d'un pied de vase en belle agate chalcédoine, exhumé du même terrain, donne la preuve que des présents d’une grande valeur avaient été faits à cette église primitive. Je réunirai tous mes efforts pour que tous les objets fournis ou à fournir par la {localité dont je me suis occupé dans cet opuscule, forment une seule et même collection.

En terminant ce premier travail, il m'est permis d'exprimer quelque confiance dans les résultats sur lesquels je ne m'exprimais d’abord qu'avec hésitation, parce que le terrain était tout nouveau pour moi. J'avais reçu de l’illustre M. Jacob Grimm une première lettre dont j'ai déjà parlé (p. 19) et qui me mettait dans l'obligation de m'expliquer avec détail sur quelques points. J’apprends, aujourd’hui, par une seconde leltre que M. Grimm veut bien m'adresser, que ma réponse l’a satisfait : or les remarques que j’ai faites (p. 11-76) ne sont que le développement de ma réponse aux questions soulevées par l'envoi de la copie de nos inscriptions runiques. On me per-

mettra, à cause de l’immense et juste autorité dont M. Grimm jouit en ces matières, de rapporter textuellement ses paroles :

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