ÂGÉE DE VINGT-CINQ ANS
QUE DIEU LUI FASSE GRACE. I o5 I .
Cette inscription, en partie cachée par la mousse, était protégée par la voûte et par un antique sapin au tronc tordu.
Dans le sol, à l'endroit précis indiqué par la Skalholt Saga^ on a trouvé trois dents, un fragment de grand os qui tomba en poussière, trois objets de toilette en bronze toutù-fait informes, percés d'un trou, deux fragments d'encrinite servant peut-être de collier, deux monnaies du Bas- Empire (dixième siècle). Cette dernière trouvaille ne doit
pas étonner : des danois, des norvégiens, des islandais, servaient, sous le nom de varègues, dans la garde impériale de Constantinople.
Tous ces objets sont à Washington, dans le musée de l'Institut Smithsonien, et viennent heureusement prouver la présence des Normands sur le Potomac en io5i '.
' Cette précieuse découverte est venue à l'a suite de celle faite en i863, en Islande, près de l'église de Skalholt, par M. Philippe Marsh, du manuscrit latin de 1 1 17 maintenant connu sous le nom de Skalholt Saga.
Sir Thomas Murray, qui traduisit ce document en anglais, précisa l'itinéraire d'Hervador et le lieu de la lutte. En suivant ses indications, le savant Raffinson, le géologue Lequeureux, le professeur Brand (de Washington), le docteur Boyce (de Boston) ont découvert, le 28 juin 1867, le tombeau de Syasi-la-Blonde.
(M. E. Charton^ Le Tour du monde., n° 423, feuille de couverture. (Article emprunté à Iz New-York Weekly Tribune., qui l'avait pris à V Union de Washington.)
Il ne nous a pas été possible de nous procurer un exemplaire de la Skalholt Sasra.