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« Retournons au pays de nos ancêtres! Faisons voile et « que notre navire glisse rapidement le long de ces rivages « sablonneux.Que ceux dont les glaives bravent la tempête, « qui rejettent les anciennes mœurs et louent cette terre, « restent dans le Furdustrandr à faire bouillir de la ba- « leine!.
A la hauteur du cap Kjalarnes, le grand courant du Gul/f- Stream, accéléré par un vent d’ouest très-violent venu des montagnes du New-Hampshire, le porta en pleine mer etle jeta sur les côtes d’Irlande 2.
D'après le récit de quelques marchands, il mourut en esclavage 3. Son sort fut celui de tous les navigateurs qui se perdaient sur ces côtes.
Karlsefn, Snorre, Bjarn et Thorvard firent voile à l’ouest, avec 131 hommes, à la recherche de Leifsbudir.
: Ces strophes sont de huit vers chacune. Leur caractère et les métaphores dont elles abondent leur donnent pour date le xe ou le xi° siècle. (RArN Ant. Amer., p. 144, note a).
2 Pareille aventure survint, à la fin du xvie siècle, au marquis de la Roche. Comme il cherchait, dans une petite embarcation, un port aux environs de l’île de Sable, il fut saisi par un vent d'ouest et porté, en dix ou douze jours, en vue des côtes de France.— (Lescarsor, Histoire de la Nouvelle-France, Paris, Millot, 1612, pp. 420, 421; Tross, 1866, pp. 396, 397).
3 Historia Thorfinni Karlsefnii, pp. 142, 143, 175, 176. — Tu. Torræus, Historia Vinlandiæ antiquæ, pp. 53, 54.
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