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le nom de Pocasset River, se jette dans la mer par le détroit de Seaconnet.
C’est dans cette contrée, à l’est de Mount-Hop Bay, que se trouvait Leifsbudir.
Thorfinn s'établit sur la rive opposée, probablement sur le cône appelé par les Indiens Mount-Haup, entre le lac et la forêt. Il appela son établissement Thorfinnsbudir !.
Il trouva des vignes sur la colline et du froment sauvage dans la plaine. La forêt était remplie de gibier; dans les rivières, on prenait le poisson à la main, notamment celui de l'espèce que les Scandinaves appelaient sacrée. Pour éviter la disette dont il avait souffert dans le Straumfjord, il fit creuser de grandes fosses que la hauie mer couvrit et laissa pleine de poissons. Il remit le bétail en liberté, puis fit couper du bois pour en charger son navire.
Il était dans cette contrée depuis une quinzaine de jours, quand, un matin, la baie se couvrit d’un grand nombre de carabos 2 chargés d'hommes noirâtres, laids, ayant une
1 Rarn, Découverte de l'Amérique au 10° siècle, p. 19. — Particula de Grænlandis, p.63.—Historia Thorfinni Kalsefnii, pp. 147, 148, 151, 179. — Tu. Torræus, Historia Vinlandiæ Antiquæ, p.54. — M.E. BEAUvoIS, op. cit., p. 40, note 1.
2 M. E. Beauvois, op. cit., p. 40, dit: neuf. Rafn traduit la Saga de Thorfinn (Ant. Amer., p. 148) par: magnum numerum Caraborum viderunt. Th. Torfæus (Hist. Vinlandiæ Antiquæ. p. 55) dit: Frequentes scaphas, coreis intectas appropinquantes. « Frequentes» est ici pris dans le sens de « magnum numerum ».