RECHERCHES HISTOBIQUES ET CRITIQUES
Par M. HEI^EilS
de l'Âcâdéms de Koneit.
A ROUEN, chez Le Brombnt, quai Napoléon, 45
A Paris, chez Hocoi, success' de U Grand quai des Auguslins , 37.
Extrait du Précis analytique des Travaux de PAcadémie royale des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen,
année 1847.
R<HJEiv. <— Imp. de A. Peron, rue de la Vicomte, 55. ( 1847.)
2lt)erti0j0fement.
Cet écrit n'était d'abord qu'une simple communication à r\cadëmie de Rouen ; quelques amis y bien imprudents peut-être , ont pensé que le grand homme qui en était l'objet , réclamait une publicité plus étendue.
J'ai cru ne rien devoir changef à la forme primitive de mon travail , je crains- seulement qu'il n'<^re pas le même intérêt qu'à la lecture. Je ne puis, comme je l'ai fait alors /présenter pour justification les portraits peinte par Lebrun^ Jouvenet et Sicre. Il m'est impossible de mettre aux mains de mes lecteurs toutes les gravures que j'ai fait circuler dans le sein de l'Académie.
Pour y suppléer de mon mieux , j'ai fait graver avec soin d'après Lebrun , et j'oflTre des traits exacts des portraits de Sicre y de Jouvenet et de la gravure de Vallet. Cela suffira je pense , pour me rendre intelligible. Quant aux citations ^ je ne
parle d'aucun objet que je ne l'aie vu, examiné^ comparé. J'aurais probablement cité davantage / si j'avais été à même de consulter la riche collection de M. de Bure. Je pense cependant que ce qui m'est tombé dans les mains y est as§ez complet pour le but que je désirais atteindre.
J'ajouterai que si je heurte dans mes appréciations quelques idées admises généralement, je ne prétends point rendre des jugements sans appel. Je demande seulement qu'on fournisse ses preuves comme je produis les miennes. Je dois aussi prévenir MM. les Artistes que si je m'exprime en toute liberté sur les ressemblances de P. Corneille que j'étais, je pense, à même d'apprécier, je n'ai nullement prétendu m'établir juge du mérite de leurs ouvrages. Ce rôle me conviendrait moins qu'à qui que ce soit. Mes remarques et mes critiques ne doivent pas s'étendre au-delà de la figure , autrement je supporterais qu'on me dise:
Ne sutor ultra crepidam.