SIMON FERNANDEZ
vrai, en i58o, mais dont les configurations accusent un prototype dieppois d’une date antérieure, on pouvait à Rome être mieux informé. Le célèbre visionnaire anglais fit copier cette carte et sa copie se trouve aujourd hui au British Muséum *.
C’est un dérivé italien de quelque œuvre dieppoise peu éloignée en sa forme originale des prototypes de la carte portugaise 217 {supra, p. 23a) et duVelho [supra, p. 235). La péninsule du Petit-Nord, détachée de la masse et formant une île qui affecte la figure d un parallélogramme, le montre. D autic
1 British Muséum. Ms. Cott. liol . XIII, 48; cx-Harleian E E, 19. Nous devons nos renseignements à l’obligeance de M. George 1' . Barwick. C’est une carte de l’Atlantique et des côtes orientales de 1 Amérique. Elle porte 1 annotation suivante : « The cownterfeit ol Mr. Fernando Simon his Sca carte which lie lent to my master [John Dee] in Morllakc, A0 1580, Nov. 20. The sanie Fernando Simon is a Portugale and borne in Terceira being one of the iles called Azores. » Le journal de Dee ne mentionne pas celte circons-
tance. Ce doit être sans doute le même individu dont Bernardo de Mendoza écrit au roi
Philippe II, 3 janv. 1578 : « They [Humphrey Gilbert et Stockwell] are taking with them a Porluguese called Simon Fernandez, a great rogue who knows lhat coast [of the Indies [well and has given them mucli information about it ». C’est, sinon « the man of Chaldcan nation well versed in lhat navigation », au moins le Simon Fernando, pilote-major de l'expédition de sir Richard Grenville en 1 585 , qui découvrit et nomma Port Fernando dans la Virginie. Calendars, Colonial , 1568-79, p. 583; 1 5 7 4 -