‹ Découverte et évolution cartographique de Terre Neuve et des pays circonvoisins 1497-1501-1769;Chapitre 166 sur 258 · PÉNINSULE D’AVALON · texte numérisé non relu

PÉNINSULE D’AVALON

Vient ensuite Bertius, savant belge dont la carte (R) lut dressée un an après celle de Dirckx. Ces deux cartes procèdent d’un même prototype pour la cote méridionale, et cependant cette dernière accuse un progrès sur l’autre par la forme moins renflée de l’extrémité méridionale.

C’est évidemment du côté des Hollandais que le progrès se continue. Malheureusement, nous n’avons pu retrouver les cartes qui doivent marquer l’évolution de ces contours dans les premières vingt années du xvne siècle. Il n’est arrivé à notre connaissance que la représentation de Terre-Neuve (L), insérée dans la carte de l’Amérique septentrionale dressée par Anthony Jacobsz ou Jacobsen à Amsterdam en 1621 ; mais cette fois, on commence à approcher de la réalité.

Dans la carte gravée en Angleterre pour le Golden Fleeee de Vaughan en 1625, la presqu’île avalonienne (0) conserve son caractère d’appendice à peine attaché à la masse ; mais la configuration est moins exacte que dans Jacobsen, en ce sens qu’elle omet la baie de Sainte-Marie et celle des rl répassés. Cette carte, dite de Mason, ne représente toutefois qu’un dérivé de quelque prototype hollandais. C est la raison pour laquelle nous la citons à cette

place.

Les Français, de leur côté, n’étaient pas restés inactifs, et une très belle carte dressée par Guillaume Le Vasseur à Dieppe, dès ibor, expose une péninsule d’Avalon (M) encore très fruste, incomplète pour les abords à l’Ouest, comme le sont d’ailleurs Dirckx et Bertius, mais plus exacte que ces dernières dans ses contours de la partie principale.

A en juger par les cartes de Champlain et de Du Pont, au Canada comme à Dieppe, on ne semble avoir noté que tard la forme si remarquable de la péninsule d’Avalon; mais, en 1 G 3 1 , Jean Guérard, hydrographe dieppois très

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