‹ Découverte et évolution cartographique de Terre Neuve et des pays circonvoisins 1497-1501-1769;Chapitre 165 sur 258 · VlEGAS · texte numérisé non relu

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9$. — La Ricuahdiaîsa.

Les premiers Portugais, comme Ueinel, bien qu indiquant déjà 1 entrce

P É N I X S U L E D’AVALO X

méridionale du golfe Saint-Laurent, n’ont pas connu la presqu’île d’Avalon. Elle ne commence à se manifester qu’avec lvunstmann n" IV, sous une forme unie et obtuse (A), 'qui se continuera dans Viegas (B), et la Riccardiana (C), mais chez ces deux dernières cartes avec 1 adjonction d un aperçu des baies Sainte-Marie et de Plaisance :

Ces contours progressifs montrent que dans la troisième décade du XVIe siècle, les efforts des Portugais se portèrent sur la côte méridionale de Terre-Neuve.

En même temps que lvunstmann n° IV, Ottomano Freducci empruntait à un prototype portugais, mais autre, une configuration de cette péninsule, beaucoup plus exacte pour l’ensemble et qu’on retrouve dans Miller n" I (E) et l’atlas catalan du Havre (F).

Miller n° I représente probablement le premier état de ce type, car nous y discernons la préoccupation d îles superposées, tandis que Freducci dessine la presqu’île sous une forme compacte. 11 ne s’ensuit pas que la carte de ce dernier soit postérieure à l’autre, mais seulement que Miller s’est inspiré d'un prototype plus ancien.

Un fait certain, c'est que l’hydrographie sévillane a pris pour modèle une carte lusitanienne de la catégorie que nous venons de décrire.

Le morcellement cartographique de Terre-Neuve à la suite de la découverte du détroit de Belle-Isle, a vicié à cet égard toute I hydrographie dieppoise, ainsi que ses nombreux dérivés, portugais et autres, presque jusqu’à la Fin du xvic siècle. A la vérité, il est impossible de reconstituer quoi que ce soit avec la partie méridionale de leur archipel imaginaire. Néanmoins, on comprend que la péninsule d’Avalon, avec ses longs, étroits et tortueux pro-

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longements, flanqués de baies profondes, ait été interprétée d’abord et pendant nombre d’années comme un composé d’iles de formes variées et de plus ou moins d’étendue.

11 est assez difficile de savoir quand les cartographes revinrent à la conception dont les œuvres portugaises que nous avons citées, notamment le prototype de Freducci, exposent les premières données, c’est-à-dire quand et chez quels cartographes Terre-Neuve, enfin compacte et à peu près triangulaire, commence à dessiner tant à l’Est qu’au Sud les véritables contours avaloniens.

C’est en Hollande que nous voyons la première ébauche après les cartes lusitaniennes de la première moitié du xvie siècle. Notre plus ancien spécimen se rencontre dans la grande carte de l’Atlantique, dressée par Jan Dirckx, le

fils, à Amsterdam en 1099, dont nous donnons ici (J) un extrait, mais qui dans les pages suivantes sera examinée plus en détail.

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