‹ Découverte et évolution cartographique de Terre Neuve et des pays circonvoisins 1497-1501-1769;Chapitre 2 sur 258 · CHAPITRE XXVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVI

Le dix-huitième siècle :

Le marquis de Chabert et le capitaine Cook

Nomenclature chronologique de tous les noms de lieux, au Labrador, à Terre-Neuve et dans les pays circonvoisins, depuis la découverte jusqu’à la fin du seizième siecle .... 355

Résumé 867

Liste des caries reproduites dans le présent ouvrage 877

Index général 3 8 1

INTRODUCTION

Il semble que la géographie, considérée comme science connexe de l’histoire, doive être étudiée dorénavant, dans ses origines et ses développements, avec le même appareil de faits précis qu’on exige aujourd’hui de toute œuvre scientifique : c’est-à-dire qu’il ne faut plus s’en tenir à des tracés, des nomenclatures, des dates, des descriptions, des hypothèses et des vues d’ensemble répétées sans jamais les assujettir à de consciencieuses analyses et à une étude préalable de toutes les sources.

En d’autres termes, il importe que le globe terrestre soit divisé et subdivisé à nouveau, par sections proportionnées à leur importance dans l’histoire : de plus chacune de ces sections devra être représentée géographiquement, dans ses détails comme dans sa totalité, dans ses analogies ou ses dissemblances, d’après les images qui en furent faites, aussi loin que le permettent les monuments de la cartographie arrivés jusqu’à nous.

On établirait ainsi la chronologie graphique des principales configurations, du cours des grands fleuves, de l’emplacement des villes importantes, à toutes les époques; selon l’idée qu’en avaient conçue les anciens géographes et comme les exposent leurs œuvres. Au critique à séparer le bon grain de l’ivraie !

Les latitudes et les longitudes dans les anciennes cartes seraient aussi déterminées par rapport à nos distances et à nos méridiens. Une série raisonnée de tableaux comparatifs des parties les plus saillantes, empruntées aux délinéations originales de provenances, de factures et de dates diverses, achèveraient par les yeux la démonstration.

Les nomenclatures devront être également révisées, établies et traduites ou interprétées, dans leurs modifications successives, même sous les formes

INTRODUCTION

souvent inintelligibles que présentent la plupart des documents cartographiques. Chaque nom en effet pouvant, malgré de profondes déformations, servir de point de repère pour remonter à l’origine et fixer la filiation des cartes et des portulans.

C’est la méthode adoptée dans le présent ouvrage. Nous en montrerons l’efficacité, et par un laborieux exemple.

Page 1