‹ Découverte et évolution cartographique de Terre Neuve et des pays circonvoisins 1497-1501-1769;Chapitre 240 sur 258 · RESUME · texte numérisé non relu

RESUME

Dans l’état actuel de nos connaissances, les principaux résultats de toute enquête impartiale sur l’histoire de la découverte de Terre-Neuve, l’évolution cartographique de cette ile et celle des pays circonvoisins peuvent se résumer ainsi :

Contrairement à une opinion très répandue, les navigateurs du xve siècle, (y compris même Christophe Colomb), se convainquirent bientôt que le nouveau monde n’était pas le Cathay, mais bien une terre immense jusqu’alors absolument inconnue et séparée de l’Asie.

On relève des traces de cette conception géographique dès 1 498.

La plupart des cartographes cependant ne l’adoptèrent que tard, l’abandonnèrent puis la reprirent.

Ceux qui y restèrent fidèles, semblent avoir été surtout les Portugais, et à leur exemple, les Dieppois.

Les expéditions transatlantiques des Anglais aux xve siècle et dans la plus grande partie du xvi% n’eurent pas d’autre objet que de découvrir le passage au Cathay, et maintes fois ils crurent ou prétendirent l’avoir trouvé.

Par deux fois, Jean Cabot, lui le premier des Européens après les Scandinaves, visita une partie du littoral Nord-Est du nouveau continent. On ne peut fixer son atterrage ni même affirmer qu’il ait aperçu un point quelconque de Terre-Neuve, en j 497 ? ou en 1498, ni avant ni après.

Des indices autorisent seulement la supposition que ce navigateur, au printemps de 1497, atterrit plutôt dans une région relativement méridionale et que I exploration se fit de l’Ouest à l’Est. Dans cette hypothèse, il peut, en retournant à Bristol, avoir relevé le cap Race.

La carte de ce voyage qu’il donna à l’ambassadeur Pedro de Ayala, ne devait guère diff érer de celle de Juan de la Cosa.

Loin de mourir au cours de son second et dernier voyage, Jean Cabot était de retour à Londres avant le 24 septembre 1 49^ •

11 n’existe aucune corroboration des dires de Sébastien Cabot concernant ses prétendus voyages dans cette partie de l’Amérique, avec son père ou seul, en n’importe quelle année, sous pavillon anglais, espagnol ou autre.

Les lettres patentes accordées à Jean Cabot et à ses fils par Henry Vil furent tacitement abrogées le 19 mars i5oi et elles n’ont jamais été renouvelées.

Introd. , p. ni.

Introd., p. xiv.

Introd., p. vu.

T ERRE -NE U Y E

Entre mars et niai i5or, des armateurs de Bristol associés avec des Azoréens firent, en vertu d’autorisations spéciales dudit roi d’Angleterre, un voyage de découvertes au Nord de l'Amérique. Ils le réitérèrent avant l’automne de i5o3. Il y eut encore deux expéditions anglaises de ce côté, en 1 5o4 et i5o5.

Deux de ces navigateurs azoréens, Francisco Fernandez et Jofio Gonzalès, reçurent de Henry VII, le 6 décembre i5o3, une pension « en récompense de services à lui rendus comme capitaines à la terre nouvelle ».

Néanmoins, rien dans les cartes, les documents ou les chroniques ne permet d’indiquer les points de la côte visités lors de ces quatre entreprises ; à moins de rattacher l une d elles au voyage accompli par le géographe allemand Johannes Ruysch à la région terre-neuvienne avant i5o6.

Introd.. p. iv-vni. L’Angleterre se désintéressa en fait pendant presque tout le xvie siècle des droits

Idem .

de souveraineté sur l’Amérique septentrionale qui pouvaient résulter de ces expéditions.

Pour cette époque, il n’existe des Tudor ni lettres patentes, ni concessions, ni privilèges, ni édits, ni lois, ni tentatives de colonisation ou d’établissement, enfin aucun acte d autorité de la couronne concernant Terre-Neuve ou la contrée adjacente.

Les trois édits de Henry VIII, d’Edouard VI et d’Elisabeth sur la pêche maritime que l’on cite, lurent motivés exclusivement par la nécessité de former des matelots et ils embrassent surtout des pays sur lesquels l’Angleterre n'avait aucuns droits ni n’élevait d’ailleurs aucune prétention.

Introd., p. iv.

Cette puissance n attachait et ne pouvait alors attacher d’importance à la possession du Nord-Est de l’Amérique. 11 est même probable qu elle ne considérait pas cette partie du nouveau monde en particulier comme lui appartenant, ou que la prise de possession par Jean Cabot en 1 49y était oubliée.

Introd., p. xvii.

On ne connaît pas de carte de l'Amérique septentrionale ou de Terre-Neuve dressée en Angleterre au xvie siècle avec des données obtenues directement par un cartographe anglais, à l’exception des régions arctiques.

Introd,, p. xviii.

Il n’y eut jamais en Angleterre de Pilote-Major, ni de Cheyffe Pylot.

Jusqu’au traité d’Utrecht, Terre-Neuve ne fut pour l’Angleterre qu’une quantité négligeable.

Introd., p. ix.

P. 3oi.

La première déclaration des droits de l’Angleterre sur l’Amérique septentrionale 11e date que de ioy8-i58o. Provoquée par une question de la reine Elisabeth, elle est l’œuvre du visionnaire John Dee. 11 fit découler ces droits des expéditions de Cabot, de Thorne et d’Elliot, sans appuyer son opinion de preuves.

Introd., p. ix.

Le premier ministre, lord Burghlev, hésita à admettre le bien fondé de ces droits ou de cette prétention.

Introd.. p. x.

Un demi-siècle après, l’amiral sir William Monson la niait absolument, mais en se fondant sur des principes de droit international qui n’étaient pas généralement admis

Introd., p. v.

lorsque Jean Cabot découvrit le nouveau continent.

Au moins dès 1 5 1 7 , les Anglais déploraient et enviaient la suprématie des pêcheurs français à Terre-Neuve.

Introd., p. vin.

Ils ne commencèrent que tard à exploiter les pêcheries terres-neuviennes ; s’en tenant de préférence aux parages de l’Islande.

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