Globe de Schôner
miiller dit Hylacomylus, alors que celui-ci vivait à Saint-Dié et travaillait à la C os mo graphite introduction publiée dans cette ville'.
1 Discovery, p. 274-281 et 440,
Dans la plupart de ces cartes, Terre-Neuve, soit innomée, soit avec la légende Littas incognitum , soit inscrite sous le nom de Terra corterealis comme dans Ring et les premières cartes portugaises qui en dérivent, continue, sous la forme d’une grande île (interprétation erronée des contours occidentaux de Cantino)1, à figurer dans l’Atlantique, à mi-chemin entre l'Islande et notre Labrador.
Vint un moment où une bifurcation s’opéra dans cette cartographie. Nous n’avons pu encore en découvrir le point de départ. Elle se manifesta surtout dans une catégorie de cartes verrazaniennes ; c’est-à-dire qui avaient combiné le tracé de la côte entière du Nord-Est tel que Verrazano la dessina (lorsqu’il revint du voyage au nouveau monde entrepris pour François Ier), avec les contours terre-neuviens empruntés à une des premières mappemondes portugaises.
Ces cartographes cependant finirent par transformer la région terre-neuvienne, tout en la rapprochant du continent. Ils la morcelèrent, d’abord en deux, puis en trois îles imaginaires et enfin en un archipel, dénommé par eux Insulæ Corterealis. L’époque à laquelle ce changement se produisit est trop reculée pour qu’on puisse y voir un emprunt à la cartographie lusitano-dieppoise, dont nous aurons bientôt à parler.
C’est surtout dans une série de globes terrestres, et non de cartes, construits, ce semble, en Allemagne, que cette innovation se manifeste pour la première fois, et se continue jusqu’à Mercator et même après. Le plus bel et premier échantillon que nous puissions citer, est le globe cl e cuivre doré de la Bibliothèque Nationale, de Paris2.
le globe doré Tout près de la région baccaléarienne, nom ici donné à la terre ferme, se
voient deux grandes îles superposées. L’une est anonyme, l’autre porte la désignation de Los Cortès , qui est une mauvaise lecture de Los Gortereales. Cette dernière île se trouve parfaitement identifiée non avec Terre-Neuve dans son ensemble, mais avec la péninsule d’Avalon, que les cartographes continueront pendant longtemps à séparer de la masse. L’identification ressort de la légende C. rasent : — le cap ras ou Race.
E globe de bois Le Globe de bois3, également à proximité de Baccalearum regio , expose
1 Notons cependant que le Ptolémée de 1 5 1 3 a reconnu le caractère incertain de cette partie de la configuration terre-neuvienne. Voir la carte de Waldseemüller, suprci, p. ioi.
2 Globe en cuivre doré, provenant de De Bure
et conservé à la section géographique de la Bibliothèque nationale de Paris (n° 387 bis) . Sans
nom ni date, il porte seulement le titre de Nova el integra universi orbis descripsio. Pour un fac-similé voir la Discovery , pl. XXI, p. 562.
3 Globe en bois de 200 millimètres de diamètre, conservé à la section géographique de la Bibl. nat. de Paris. Il y en a un fac-similé dans la Discovery , pl. XIII. p. 6 1 3 .
PREMIER MORCELLEMENT DE TERRE-NEUVE
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une configuration terre-neuvienne un peu différente, mais provenant à n’en pas douter de la même conception géographique.
Et ce qui prouve bien, malgré les légendes verrazaniennes : Terra francesca nuper lustrata et Terra Franccsca, que ces cartes proviennent de 1 hy-
drographie lusitano-germanique, ce sont les noms C. Arlear , C. litar (pro Lurcar ), C. d. lago , C. J3a.ro , 13. de la P arma , restes de la nomenclature can-