MERCATOR
On peut dire aussi qu’en 1 538, trois ans, et en ij4j six ans s'étaient écoulés
depuis le retour de Jacques Cartier et, conséquemment, Mercator pouvait avoir obtenu des détails géographiques touchant la région explorée par ce navigateur. Dans ce cas, nous aurions ici le premier tracé du détroit de Belle-Isle, et la première conception rie Terre-Neuve apparemment considérée comme une ile, en dehors des œuvres erronées de l'hydrographie lusitanogermanique.
Ce n’est toutefois qu’une coïncidence et une illusion. L’absence de tous noms français, et, au contraire, l’insertion sur la côte Nord-Est du nouveau monde des légendes : Ganinor, Bonaventura , Costa alla, B. de los garlatos , Lacobras , Comelo , qui proviennent certainement de la cartographie lusitano-germanique, et que Mercator peut avoir empruntées à un globe de Schoner ; enfin la différence entre ses contours terre-neuviens et ceux que les cartographes dieppois et portugais adoptèrent lorsqu’ils voulurent marquer dans leurs œuvres les découvertes de Cartier, sont autant de faits qui militent contre l’idée que Mercator en i538 et t ”>4j s’en est inspiré. Aussi ne voyons-nous dans ses deux globes qu’une œuvre relevant de la cartographie néo-1 usi tano-germa nier ne.
l'oui terminer, rappelons la nomenclature, laquelle, toute brève qu elle