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Cinquante livres de vermillon.
à no Vingt-cinq douzaines de battefeux.
Mille pierres à fusil. g; , l Mille alesnes. É FA es 2e tir Outre le mémoire cy dessus, je supplie Sa Majesté de nous ; : vi a accorder gratuitement les ustensiles nécessaires pour assaillir P ; se et défendre.
; é de Vingt-quatre piques, vingt-quatre pioches, douze scies de pi long et autres pics, douze tarières assorties, douze milliers de co
clous assortis, deux estocs, deux cents grenades avec un
mmes 1écesrésens > avec s Sau- > aux st très Jrojet, nostre rer au
mortier à grenades, qui est dans le magasin du Roy, un fauconneau de demi livre de balles pour faire des signaux.
Je ne prétends pas borner mon entreprise à prendre une place seule sur les Espagnols et ensuite nous retirer. Je prétends sonder la coste depuis le Mississipi jusqu’à la baye de Panuco, en attaquer la ville, si je me trouveassez fort, ou du moins en ruiner le plat pays, connoistre la situation des lieux propres pour construire un bon fort et j'espère monter la fameuse rivière (Rio Bravo), que les François ont nommée la rivière de la Madelaine jusques vis à vis les mines, qui en sont distantes de quarante-cinq lieues, où nous irons par terre après avoir parcouru la coste. Si les Sauvages n’estoient pas dans le sentiment d'autant entreprendre, nous commencerions par les mines, dont l'exécution leur donnera sans doute envie de pousser plus avant leur conqueste. Je suis résolu de courir la coste, d'enlever, pour donner au Roy connoissance de notre travail, quelque bastiment sur lequel je m'embarqueray pour aller à Saint-Domingue et de là en France, pendant que le Sieur de Mantet continuera nostre dessein par terre en laissant au bord de la mer un signal assuré de nostre reconnoissance pour continuer de harceler nos ennemis, en attendant les ordres de Sa Majesté.
Nous employerons nos soins pour suivre la route du Sieur de La Salle, qui nous est entièrement connue, pour retirer les François qui y sont restez depuis sa mort, lesquels par l'alliance qu'ils ont faite en se mariant avec des Sauvages,
seront très necessaires, tant pour la connoissance qu’ils ont des establissemens des Espagnols, chez lesquels ils font la guerre, que des langues et alliances des nations qui leur sont contiguës, de leurs mœurs, coustumes, des advantages du
16 POURSUITE DES DESSEINS DE C. DE LA SALLE pays, de la fertilité et des chemins assurez et cachez pour réussir.
Je ne fais aucun doute que Messieurs du séminaire de Saint- Sulpice, les Révérends Peres Récollectz, qui ont des ouvriers évangéliques dans ces pays, presque perdus et oubliez, ne soyent très satisfaits de sçavoir des fruits de leurs apostres, et qu'ils ne se joignent à nous pour une entreprise, qui leur doit estre agréable. Je ne parle pas des familles de Paris et de Rouen qui y ont des parens, puisqu'il leur seroit honteux d'entendre parler d’un interest qui les regarde pour un si grand voyage, sans cstre touchées de compassion d'y avoir perdu de leurs parens et de joye d'en espérer bientost des nouvelles et de les revoir venir leur conter leurs tristes aventures. Ils doivent se réveiller à la nouvelle de nostre départ.
Comme il est impossible, dans un si long voyage, qu'il n'y ait des malades ou qu'il ne se trouve des blessez, qui ne seroient pas en estat de continuer la route, il est nécessaire d'avoir un entrepost pour les recevoir, acheter des vivres et des canots pour nous en envoyer suivant nos nécessitez. Pour cet effet nous supplions Sa Majesté de nous accorder le posle de Chicago qui est le passage pour entrer dans le fleuve de Mississipi, afin que les personnes qui nous y laisseront puissent nous joindre, recevoir de nos nouvelles et en donner de l’estat de nos affaires tant de nostre voyage que de celles du Canada.
Les ordonnances du Roy sur la suppression des congez pour aller traiter du Castor chez les Sauvages obligeront plusieurs volontaires à suivre nostre party, ce qu'ils n'auront pas de peine à faire, regardant comme la privation d’un bien qu’ils croyent leur estre deu, les deffenses qu’on leur a
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s'ils se voyoient dénuez de quelque sérieuse application.