MARS 1699. LAC DE PONTCHARTRAIN
ma route une lieue un quart; j'ay tombé sur un lac, dont la terre court à l’ouest-sor-ouest, que nous avons nommé de Pontchartrain. J'ay couché sur la pointe de la gauche de la sortie de la rivière. Les terres des environs du lac de Pontchartrain ne m'ont pas paru noyées. Je ne doute pas que du costé du sud du lac je trouve le premier. A aller à celuy de Pontchartrain, il y a plus de la portée d’un mousquet, car de la sortie de la rivière d'Iberville, je voyois des esclaircissemens, que je croyois la mer, qui estoit le lac traversant le premier lac. Il m'a paru des fumées au nord à deux lieues dans les terres. J'estime que du fond de l’ouest du lac de Pontchartrain à aller au Malbanchia, il ne doit pas y avoir plus de demy lieue, et tombe dix lieues au-dessous des Bayogoulas. Le fond du sor-ouest du lac peut tomber à trente lieues dans le Malbanchia.
Le 28°, nous avons marché sur le bord de ce lac environ dix lieues à l’est un quart sor-oucst, le vent au nord-ouest. L'eau du lac est saumastre à n’en pouvoir boire, et suis venu camper sur une pointe d'herbe sans bois, assez mal, n'ayant pas d’eau pour boire, et beaucoup de maringouins, qui sont de terribles petits animaux à des gens qui ont besoin de repos. Depuis quatre lieues, il règne des prairies le long du lac, qui ont de large à aller au grand bois une lieue environ. Je ne vois point l’autre bord de ce lac. A demy lieue au large
j'ay trouvé cinq et six pieds d’eau. Il me paroist assez profond.
Le 29°, nous sommes décampés de bon matin, et à quatre
lieues à l’est-sud-est de la couchée, je me suis rendu à la sortie du lac, qui est une passe de demy quart de lieue de large, entre des isles d’herbe et des prairies. Je n'y ay point trouvé
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