FÉVRIER 1699. RECHERCHE D'UNE PASSE
terre qui court est et ouest de la baye de la Mobile, quinze lieues entre les deux islets, à trois lieues au large. Sur les cinq
heures du soir, nous mouillasmes par les dix brasses, fond de sable vaseux, quatre lieues au sud-est de cette isle. Toute la nuit, les vents ont esté à la bande de l’ouest, beau temps; les courants ont porté au sud-est. Quand on prit hauteur, on estoit quatre lieues au large de la terre.
Le vendredy 6°, sur les six heures du matin, la biscayenne de la Badine est allée reconnoistre une passe qui paroissoit entre les islets, dont nous partons, et la grande terre; le François et les traversiers, qui estoient derrière nous, ont mis dans ce temps-là sous voile pour nous rejoindre. Sur les six heures, nous appareillasmes d’un petit vent de nord le cap à l’ouest, ensuite au nord-ouest ct l’ouest-nord-ouest. Sur les quatre heures, nous fismes l’ouest-sud-ouest d’un vent du sud-est pour nous mettre au large de la terre. Au soleil couchant, la pointe de cette isle nous restoit au nordnord-ouest quatre lieues. Nous mouillasmes sur) les six heures par les onze brasses, fond de vase sableuse; les vents ont esté variables; la biscayenne a touché à terre de cet islet, afin d'aller de plus grand matin reconnoistre d’autres, au dedans desquels nous voulions mouiller. Cet islet, dont nous avons parlé ci-dessus, est par la latitude de 30 degrez et la longitude de 282 degrez 34 minutes.
Le samedy 7°, à sept heures du matin, nous appareïllasmes d’un vent d’ouest-sud-ouest, beau temps; nous courusmes au nord-ouest sur la terre jusqu’à neuf heures qu’on mit à l’autre bord, le cap au sud. Nous vismes un islet au sudouest tout à la veue, et la biscayenne qui couroit entre les deux islets pour sçavoir s’il y avoit une passe. Sur les dix
heure ouest ouest cayen à ce ouest form dix b heure d’oue sud. !
sud-e ouest brass:
au su toute
Le gères nous au su ont c:
reilla timor au SL Nous que | midy une |
Le