SUR LA RIVIÈRE DESCENDUE PAR LES ANGLAIS
et des Maheingans, qui sont des Sauvages que nous nommons Loups, pour remonter la rivière des Andaste, qui est dans la province de Pensylvanie, jusqu’à la rivière Ohio, que l'on prétend qui se joint à la rivière Ouabache et tombe ensemble dans le Mississipi. C'est le sentiment de tous les François que nous avons, qui ont voyagé en ces quartiers, auxquels je n'adjouste nulle croyance, n'ayant jamais approché de la rivière Ohio pour la connoistre, que les Sauvages disent estre fort belle, où sont souvent les Sonnontouans en chasse.
Il n’est point venu à ma connoissance qu'il tombe dans le Mississipi de rivière considérable, venant de l’est, que la rivière des Chicachas, qui est peu de chose, et je suis bien certain que le nommé Sailly n’a pas descendu sur le Mississipi.
Si ce que l’on me marque de son voyage et de la sortie de cette rivière du Saint-Esprit dans le golfe du Mexique est vray, et que l'emboucheure est à environ huitante à cent lieues à l’est de la baye du Saint-Esprit, elle devroit tomber dans la rivière des Apalaches, et ce seroit celle, apparemment, par où Fernan Soto monta dans les terres pour la conqueste de la Floride, suivant les mémoires qui en ont paru, qui me paroissent fabuleux.
Les Espagnols estant habitués dans la baye des Apala-
ches, selon les apparences, dans la meilleure rivière qui y
tombe, qu’ils y occupent depuis nombre d'années, ne laisseront pas prendre possession de cela à «i'autres, le fond de cette baye des Apalaches n'ayant pas plus de dix lieues de large est et ouest.
Je ne vois pas qu? cette rivière descouverte par le nommé Sailly puisse estre autre que celle de la Mobile ou celle
nomqui est io, que tombe ous Îles artiers, approuvages ans en
dans le > la rien cersissipi.
rtie de [ vray, ues à . dans ment, queste jui me
\palaqui y laissend de
aes de
ommé celle