‹ Découverte par mer des bouches du Mississippi [microforme]Chapitre 257 sur 504 · FÉVRIER 1700. D’IBERVILLE AUX BAYOGOULAS · texte numérisé non relu

FÉVRIER 1700. D’IBERVILLE AUX BAYOGOULAS

où je crois qu'ils se seront aussi establis. De la manière que les gens d'en haut parlent, ils prétendent qu’il y a des mines de plomb et de cuivre au deçà des Tamaroas, qui sont abondantes. Si j'avois pu en envoyer quérir pour avoir de la monstre pour l’emporter cette année avec moy, je l’aurois fait. J'en feray descendre pour l’année prochaine et y enverray un homme de confiance pour bier examiner cela. Les Tamaroas sont à quatre cent quatre-vingts lieues du bord de la mer, dans le haut de la rivière; les Sioux, où va le sieur Lesueur, à huit cents lieues. Au sentiment de quinze hommes qui y ont esté, suivant ce fleuve, ils estiment que Lesueur ne s'y pourra rendre cette année.

J'espère, Monseigneur, que devant que je parte d’icy, je connoistray ce pays assez bien pour pouvoir vous en faire un fidèle rapport.

Le 23°, je me suis rendu au portage, d'où j’envoye mon frère avec trois hommes aux Taensas pour avoir un Chouesnon, qui y est, qui sçait parler la langue des Sauvages, qui sont sur la rivière de la Sablonnière, lequel me rejoindra au travers des terres aux Cadodaquis.

Le 26°, j’arrive aux Bayogoulas, où je joins mes felouques, que je renvois pour remener dix garde-marine et de mes jeans quy ne sont pas propre pour le voyage des terres. Ses Canadiens ont environ 4,000 livres de castor gras et sec.

Je suis avec un très profond respec, Monseigneur, Vostre très humble et très aubéissant serviteur. D'IBERVILLE.

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