‹ Découverte par mer des bouches du Mississippi [microforme]Chapitre 276 sur 504 · OFFICIERS ENVOYÉES INUTILEMENT AUX NAUFRAGÉS · texte numérisé non relu

OFFICIERS ENVOYÉES INUTILEMENT AUX NAUFRAGÉS

chocolat que les maringouins, animaux fort incommodes, ne luy avoient pas permis de prendre à son aise et encore moins de reposer. Pendant qu'il travailloit à se refaire des fatigues qu'il avoit souffertes, je fis donner advis de cecy à M. de Sauvolle, et luy manday qu’il ne feroit pas mal d'envoyer un officier à Pensacola, pour dire à celuy qui y commandoit ce qui estoit arrivé à son gouverneur, pour qu'il luy envoyast du secours; que cela nous donneroit occasion de sçavoir si les Espagnols ne nous avoient pas menty à l’esgard des deux vaisseaux de guerre qu’ils nous avoient dit y avoir. Il suivit mon conseil et y envoya sur-le-champ. N'ayant qu'un seul bastiment à bord, ce mesme jour, propre pour transporter du monde, je le fis partir incessamment sous les ordres du sieur de Sainte- Hermine, officier du vaisseau, pour aller à l'isle du naufrage chercher le major du Pensacola et plusieurs autres ofliciers, qui y estoient avec l'équipage de la frégate, dont il en chargeroit une partie pour l’amener à l'isle du mouillage de nos vaisseaux, où il logeroit dans une tente qui seroit préparée; mais les vents contraires l'ayant arresté à une licue de ces pauvres misérables et ayant forcé, il fut obligé de relascher à bord du vaisseau, la mer l'incommodant, La chaloupe espagnole, qui nous avoit amené le commandant, qui y estoit allée aussi, fust contrainte d'en faire de mesme. Cela fit voir à M. de Riola la bonne volonté que nous avions de prester un prompt secours à ses gens.

Le 6° du mesme mois, plusieurs bastimens que nous avions au fort du Biloxi estant de retour au vaisseau avant le jour, j'en fis partir quatre à cinq heures et demie du matin, bien munis de vivres, sous le commandement des sieurs de Hautemaison et de Sainte - Hermine, les vents estans assez

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