‹ Découverte par mer des bouches du Mississippi [microforme]Chapitre 294 sur 504 · MARS 1700. DÉBARQUEMENT DES OUMAS · texte numérisé non relu

MARS 1700. DÉBARQUEMENT DES OUMAS

avec un matelot et quatre Sauvages, avec un canot d’escorce que j'ay acheté de ces Canadiens, pour s’en aller ensemble au fort et y laisser la felouque, et remonter avec ces Sauvages à deux lieues au-dessus du fort pour y faire un portage pour tomber dans une rivière qui va sortir près des vaisseaux, pour la descouvrir et voir si elle est praticable. Les Sauvages avoient autrefois cinq villages sur cette rivière, qui se sont destruits par la guerre. Ils estiment qu’elle est belle à habiter. Je suis party sur le midy avec deux canots de ces Canadiens d'en haut, laissant M. du Guay pour attendre six de ces hommes, qui sont allés au fort y mener un de leurs gens à qui un fusil a emporté le bras gauche, que mon chirurgien luy a coupé avec une scie faite d’un couteau, la gangrène y estant. Je suis venu coucher à quatre lieues du village.

Le 2°, j'ay fait neuf lieues et suis venu coucher vis à vis de la première isle que l’on trouve montant dans le Mississipi, venant de la mer.

Le 5°, j'ay rejoint mon frère et tous les autres canots, au nombre de trente pirogues, dans lesquelles j’ay trente hommes, et deux canots d'escorce huit, et les deux, que j'ay avec moy, quinze, et celuy du sieur du Guay, cinq, qui fait en tout cinquante huit hommes.

Le 4°, à dix heures du matin, je me suis rendu au desbarquement des Oumas, que j’ay reconnu estre esloigné des Bayogoulas, par le portage, de vingt sept lieues; en suivant la rivière, de trente cinq lieues. J’avois fait prendre le devant à mon frère, qui estoit à leur village. Deux Oumas estoient venus me complimenter de la part de la nation, c'est-à-dire nous apporter à fumer, Il a plu toute l’après-midy. Le des-

barquement est par 31 degrés 46 minutes.

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