RECONNA.SSANCE DE LA MOB LE ET DES ENV: :ONS
causée, encore n’en trouve-t-on pas, quand on veut. A l’esgard du terrain, il est asseurément fort ingrat. Ce n’est que du sable bruslant. Nos gens ont semé très fréquemment et très infructueusement. Les arbres sont, sur pied, percés de vers, et nos bastimens, les traversiers, en ont esté endommagés; ça n’a pas été sans peine si nous les avons remis en estat, personne ne s’en estant défié, et encore ça n'estoit-il pas très bien. J'accuse très ingénuement tant contre moy que sur ce qui vient à ma connoissance.
La rivière de la Mobile est peu de chose; son terrain est bas et stérile, et point d'eau à son entrée, sept pieds seulement; encore l'entrée est-elle très difficile.
Le 25 juin, nos gens ont amené deux Sauvages de la nation des Biloxi, qu’ils ont trouvés sur le bord de l'eau. Ils n'ont pu parler à leurs femmes, qu'ils y avoient avec eux, qui s'en sont enfuies. Je leur ay fait le meilleur accueil que j’ay pu et leur ay donné quelques haches, un sabre et un chapeau.
Le chef des Bayogoulas m'a laissé icy un Sauvage âgé de vingt-deux ans pour apprendre nostre langue. [1 a fort bien redressé les autres sur ce qu’il leur voyoit faire, qui n’approchoit pas de nostre manière. Il nous copie de son mieux. Il seroit très fasché de nous quitter.
J'ay envoyé reconnoistre la rivière des Pascoboulas et Biloxi, qui est à trois lieues d’icy. Son terrain est bon à deux journées de son embouchure. Il n’y a que deux pieds d’eau à son entrée, et à un demi-câble sent à huit brasses {?); elle serpente beaucoup. Ayant fait seize lieues, l'on rencontre les villages des Pascoboulas, Biloxi et Moctobi, qui ne sont pas vingt cabanes en tout.
Il est arrivé deux canots d'escorce, le 1°" de juillet, dans