JUILLET 1009: MM. DE MONTIGNY ET DAVION
lesquels il y avoit deux missionnaires. Ils estoient en tout dixhuit hommes. Ils estoient d'1 séminaire de Québec. L’un est establi aux Taensa et l’autre aux Tonicas. Ils ont appris de nos nouvelles aux Ommas et ont descendu parle bas du fleuve à la mer. Ils y ont esté dix jours dans leur traversée icy. Sans le secours de quelque pluye, ils seroient morts de soif indubitablement, car la pluspart estoient fort mal par la disette d'eau. Je leur ay fait tous les plaisirs qu'on peut faire en pareil lieu, et les ay fait rafraischir par du bouillon de chevreuil, qui ne leur a pas manqué. Après avoir resté neuf jours parmi nous, je les ay priés de prendre le party de s'en aller, que nous n'avions que peu de vivres. M. de Montigny, à qui je me suis adressé, m'a dit que je luy faisois plaisir, qu'il n'osoit commander aux gens qu'il avoit avec luy, qu’ils luy eussent voulu du mal, s’il leur en eust parlé luy-mesme, qu'il voyoit bien que dix-huit hommes n'estoient que très à charge en pareille conjoncture. Si nostre traversier, que j'avois envoyé
à Saint-Domingue, venoit à manquer, la garnison en eust
souffert. Je ne pouvois pas m’en dispenser. M. de Montigny
m'a marqué avoir envie de s’aller establir aux Natchez, qui est la nation la plus nombreuse du bas fleuve et la plus respectéc des autres Sauvages. Pour luy faciliter quelque acces près de ce chef, je luy ay remis un capot rouge, dont il luy feroit présent, et quelques haches et autres affaires, tant pour luy que pour les Sauvages où ils ont fait leur mission. Ils ont emporté du vin pour dire la messe et des hosties et de la farine.
Ils avoient avec eux trois Sauvages de la nation des Chaouanons, les deux autres des Taensas. Je leur ay donné
un capot de toile à chacun et quelque rassade, pour que les
tout dix- . L'un çst appris de du fleuve icy. Sans soif indula disette faire en n de cheneuf jours s’en aller, y, à qui je Pil n'osoit y eussent d'il voyoit charge en is envoyé n en eust Montigny chez, qui plus resue accés ont il luy tant pour n. llsont
et de la
tion des
ay donné
r que les