‹ Découverte par mer des bouches du Mississippi [microforme]Chapitre 336 sur 504 · AOUT 1000. LACS PONTCHARTRAIN ET MAUREPAS · texte numérisé non relu

AOUT 1000. LACS PONTCHARTRAIN ET MAUREPAS

qu’il n’y a point de Sauvages qui, ayant csté icy, n'y soient revenus plusieurs fois.

Le 21° aoust, nostre traversier est revenu de Saint-Domingue, chargé de vivres qu'il a pris au Cap, dont nous n'avons pas csté contens. Il s’est trouvé beaucoup de farine gastée, la moitié du vin de Madère détestable, dans des barils très petits, s'en fallant un quart, l’un portant l’autre, qu'ils ne fussent pleins; elle estoit dans le plus mauvais fust du monde. Si le capitaine du traversier, nommé Guyon, n'eust pas passé à Léogane, nous eussions eu quinze barils de farine de moins, que M. Ducasse luy a fait prendre pour faire les six mois de vivres, que le sieur Sylvecane nous envoyoit. Il peut s'estre trompé pour l'eau-de-vie; il me manda qu'il me l’envoyoit moitié de France, moitié de Madère, n'en ayant point d'autre.

Le 22°, j'ay envoyé sonder les deux lacs par où M. d'Iberville a descendu, et qu’il avoit nommés de Pontchartrain et Maurepas; par le rapport qui m'a esté fait, il est impossible de faire d’establissement sur leurs bords, tant le terrain y est bas et noyé.

Le 23e, j'ay envoyé deux canots d'escorce, commandés par M. de Bienville, avec six hommes, luy compris, pour aller faire portage dans le fleuve de Mississipi, et le descendre à son emboucheure. Il a trouvé plus d'eau dans le chenal où nous avons entré que dans les autres; il a monté aux Bayogoulas et Quinipissas. [| nomme les Mogoulachas Quinipissas, parce que nous voulons faire revivre cette nation, à cause du chef qui est véritablement Quinipissa.

Il a trouvé ces deux nations très affigées par la perte de

quelques hommes, que les Ommas leur ont tués, ayant esté

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