‹ Découverte par mer des bouches du Mississippi [microforme]Chapitre 392 sur 504 · NACRE · texte numérisé non relu

NACRE

s avions prendre possession de la rivière Mobile au nom du Roy, n’'estoit ti pendant que je restay à faire travailler à un magazin audit ville de i port. Après quoy je partis aussy, peu de temps après, pour effets du me rendre à l'endroit qui avoit esté choisy par lesdits sieurs le débar- pour faire des marchés, avec les gens de cette garnison et avec , lieute- une partie des équipages des vaisseaux pour travailler, uverneur sçavoir : 1° à la construction d'un fort de 4 bastions de 30 pieds je et trois de long chacun et 12 pieds de courtine de face; 2° à une pouts de la drière de 24 pieds en quarré sur 10 de profondeur, en terre,

la face sur la rivière, et 35° à la construction d’une barque Massacre. longue de 55 tonneaux pour le transport des eflets de Sa

me le vent é de faire Dupes. Au le port, on rquer son bon fond ; rée basse.

de canon o hommes mettre les ts de toute de canon ois pour la ss de l'esté

lieue dans

. de Bienur Levas-

pour aller

Majesté du port de la Mobile à l’Establissement, où il y a de l’un à l’autre quinze lieues.

Le 8 février de la dite année, M. de Tonty fut envoyé, avec huit hommes, pour aller au travers des terres à 120 lieues du fort de la Mobile, afin de maintenir l'union parmi toutes les nations sauvages de cette estendue de pays, et surtout aux Chicachas, qui sont fort redoutés en ces pays-là, pour les engager à quitter le commerce qu’ils ont avec les Anglois, qui les excitent à faire la guerre, en veue d’avoir des esclaves à très bon marché, qu'ils envoyent aux isles de l'Amérique, dans leurs colonies, où ils en retirent beaucoup d'argent. Il en fut de retour le 25 mars avec cinq chefs de cette nation, qui se joignirent avec les chefs des Chactas, Thomés et Mobiliens, avec lesquels ils étoient en guerre. Ils se promirent la paix en nostre présence. M. d’Iberville fit des présents à chacun de ces chefs de la part du Roy. Ils en tesmoignèrent beaucoup de reconnoissance et promirent d'estre toute leur vie attachés aux François, et que doresnavant ils n’auroient aucun com-

merce avec les Anglois. Je puis dire que la colonie naissante

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