PORT DE LA MOBILE
Le port de la Mobile servira d’entrepost pour tout le commerce qu'on aura, tant de la grande rivière de Mississipy que de toutes les autres rivières circonvoisines, par lesquelles l’on fera venir les marchandises et bois de construction, qui seront mis en dépost dans les magazins qu’on y establira, pour estre embarqués sur les vaisseaux qui passeront en France. Pour la réussite de ce port, il importe d'envoyer des ouvriers et des vivres pour leur subsistance, jusqu’à ce que le pays en produise suffisamment.
Le transport s’en fera par les rivières dont il est parlé avec des allèges, ainsy qu’il se pratique par le Rhosne pour Toulon, et dans toutes les rivières de Ponant pour les ports de Brest et de Rochefort.
Le haut de la rivière fournira du cuivre rouge. Le sieur Lesueur, qui en est de retour et qui passe en France cette année, emporte avec luy des eschantillons pour présenter à Vostre Grandeur.
Le commerce des peaux de bœuf et autres pelleteries sera considérable. M. d’Iberville rendra compte de ce détail, comme de toutes les particularités qui sont venues à sa connoissance.
Le sieur Crassé, escrivain, qui passe en France, m'a remis les effets du Roy, dont il estoit chargé, avec les consommations qui ont esté faites de son temps. M. d’Iberville a estably à sa place pour garde-magasin le sieur Gérard, homme entendu pour les affaires et qui a les qualités requises pour les fonctions de cet employ. Cependant, si Vostre Grandeur juge à propos d’y establir un escrivain qui se charge de toutes
choses, et un commis des vivres qui ne soit chargé que de ce détail, j'ose représenter à Vostre Grandeur que j'ay esté
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