AFFAIRES D’ADMINISTRATION
exposé, avec ma famille, pendant tout ce travail, sans abry du mauvais temps, pour estre attentif à donner mes soins pour la réussite de cet establissement, et cela, Monseigneur, dans l'espérance que vostre équité aura esgard à mes longs services dans la Marine et dans les descouvertes de ce pays, où il conviendroit que j'eusse la commission de commissaire pour estre plus autorisé dans l'employ que j'exerce; — je vous la demande, Monseigneur, pour toutes les considérations cy-dessus.
Je continue de vous informer que la garnison espagnole du fort de Pensacola, estant à l'extrémité faute de vivres et n'ayant pas de bastiment pour en aller chercher, le gouverneur de cette place auroit prié M. d’Iberville d'envoyer un traversier à la Vera-Cruz pour en informer, ce que M. d’Iberville n’a pu refuser, attendu la bonne union des deux Couronnes.
J'envoye à Vostre Grandeur le rolle des officiers, majors, mariniers, matelots, ouvriers, Canadiens, soldats et mousses qui composent la garnison de la Mobile, avec ce qu’il reviendra à chacun à la fin de 1702.
Le décompte des soldats de cette garnison pour les an. nées de 1699-1700 et 1701 n'ayant pas esté demandé, il sera nécessaire d'y pourvoir, aussi bien que pour leur habillement de l’année prochaine.
Je prends la liberté d'envoyer les estats des munitions, nécessaires pour la garniture et armement d'une barque longue de cinquante-cinq tonneaux, qui se construit dans la rivière de la Mobile, et pour l'entretien de deux traversiers et quatre chaloupes du Roy qui sont en ce port.
J'envoye l’estat des vivres qui restent à la garnison, composée