‹ Découverte par mer des bouches du Mississippi [microforme]Chapitre 422 sur 504 · S'ÉTABLIR FORTEMENT A PENSACOLA · texte numérisé non relu

S'ÉTABLIR FORTEMENT A PENSACOLA

qu'il ne doit y avoir que des sujets de Sa Majesté, nonobstant le manque de monde qu'il y a dans tous ses royaumes ; et, pour y suppléer, il n’y avoit qu'à y envoyer, supposé que l'on eust résolu de peupler les isles espagnoles, un nombre suffisant de familles Flamandes des Pays-Bas, sujets de Sa Majesté Catholique, en leur accordant les honneurs, privilèges et récompenses qu'on a accordés à ceux qui en ont fait la conqueste et qui se sont establis les premiers.

Voicy encores un advis particulier d'un des ministres quise sont trouvez à la Junte, lequel, sans s'escarter de l’advis commun, a rapporté la response qui fut faite le 11 aoust 1692 (1699 ?), où ayant esté examinés avec attention l'importance du fait pour le présent et pour l’advenir, la désignation de la situation de Pensacola, les confins de nos colonies, les Religieux de Saint-François qui s’y sont establis, la conséquence de détourner les François et toutes les autres nations d'y mettre le pied, le passage de M. de La Salle et ce qu'il y fit, l'obligation, où il fut de décamper, et le préjudice considérable de laisser prendre le port et baye de Pensacola, où il est facile d'envoyer les secours des autres colonies voisines et appartenantes à Sa Majesté, le Procureur fiscal, en considération de toutes ces réflexions, fit faire une description de tous les ports qui se trouvent depuis la Vera-Cruz jusques à l'entrée de la Floride, où on marque leur qualité et la distance de l’un à l’autre, et représenta vivement l'importance qu’il y avoit d’empescher qu'aucun desdits ports fust occupé par des nations estrangères.

A quoy celuy qui donne son advis adjouste que, bien loin d'abandonner la forteresse qu’on a commencée à Pensacola, il faut au contraire la continuer, ainsy qu'il a esté résolu, jus-

se

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